« Noël en otage », le nouveau livre de Ferhat Mehenni

Noel en otage« Noël en otage » est le nouveau livre de Ferhat Mehenni, qui sortira le 05 novembre prochain aux éditions Michalon. 

Ferhat Mehenni qui préside un gouvernement provisoire kabyle en exil avait déjà publié 3 livres : « Algérie : la question kabyle » (2004), « Le siècle identitaire : la fin des Etats post-coloniaux » (2011) et « La France va-t-elle perdre l’Afrique? » (2014).

Ferhat Mehenni :

« 24 décembre 1994, les islamistes du GIA prennent l’airbus Alger-Paris et ses passagers en otage. L’auteur, qui est dans l’avion, revient sur cet événement traumatisant qui a marqué tous les esprits, nous faisant revivre l’assaut presque minute après minute.

Un insoutenable huis-clos où il nous dit sa peur d’être démasqué (en tant que responsable politique), la situation de tension extrême, l’attente interminable, la foule de questions qui se bousculent dans sa tête : comment les quatre hommes n’ont-ils pu être repérés alors que la sécurité avait été renforcée ? Des détails troublants le poussent en effet à croire que cette opération a été préparée par les services secrets algériens.

Sur ces 54 heures d’angoisse, qui se solderont par la mort des quatre terroristes et de trois passagers, Ferhat Mehenni livre une analyse politique et historique de faits, et une réflexion sur le terrorisme islamiste à travers le monde. »

 

 

 

 

 

 

Kabylie : complot sans précédent contre le MAK

Bouaziz Ait Chebib, président du MAKUn complot sans précédent se prépare pour arrêter l’élan extraordinaire provoqué par le MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie) au sein du peuple kabyle. D’anciens prétendus militants du MAK devenus soit membres du mouvement algérien « Barakat » qui était d’ailleurs un échec, soit du MCB ressuscité, ainsi que quelques anciens militants du FFS et du RCD ont initié une réunion à Akbou le 29 mai passé sous le sigle ressuscité « Le Forum ». Objectif, « tracer la voie à une sorte d’alternative au MAK », selon un des participants.

Ce projet criminel tendant à initier un mouvement autonomiste sous le fallacieux argument que le MAK avait « abandonné l’objectif de l’autonomie en faveur de l’indépendance » ne tient pas la route bien sûr. Car le MAK qui avait orienté son projet vers « l’autodétermination », a voulu rassembler le maximum de Kabyles autour de ce projet qui inclut ainsi les partisans de l’autonomie et ceux de l’indépendance, tout en se conformant au Droit international.

Mais alors, pourquoi les résidus du MAK et d’autres sigles cherchent-ils à créer un mouvement autonomiste? Décidément une seul explication peut être avancée : l’ego. Car après le retrait de ces « militants » du MAK, ils croyaient que ce mouvement allait s’affaiblir. Mais c’était sans compter sur la détermination des patriotes kabyles. L’extraordinaire mobilisation du MAK ces deux dernières années notamment les démonstrations de rue le 27 avril 2014 et surtout le 20 avril dernier, les actions de proximité, les levers historiques du drapeau kabyle en Kabylie et à l’étranger ainsi que l’accueil favorables de la cause kabyle dans les milieux occidentaux ont provoqué un profonde panique de ces voix marginales, qui se croyaient importantes et décisives. Cette culture de l’ego est malheureusement encore prégnante chez nombre de militants kabyles qui ont le culte de la personnalité: « après moi c’est la mort ».

Il ne fait aucun doute que leur démarche criminelle ne suscitera point d’intérêt chez les Kabyles, puisqu’ils avaient déjà tenté de les mobiliser au travers d’un MCB ressuscité durant le printemps berbère de 2014, mais aussi lors d’autres assises pour « l’autonomie » de la Kabylie. En revanche, leur stratégie va frapper le conscient des Kabyles profondément traumatisés par les divisions du passé entre le FFS et le RCD, la scission du MCB lors du boycott scolaire en 1995 et du mouvement citoyen lors du printemps noir à partir de fin 2003. Avec un coup de pouce des médias algériens très hostiles au MAK et des cercles du pouvoir, ces prétendus autonomistes risquent de perturber la marche des Kabyles vers l’autodétermination, en donnant l’impression d’une division au sein du courant nationaliste kabyle.

Le président du MAK, M. Bouaziz Ait Chebib sentant le coup venir avait rendu public un long bilan du MAK des 14 années de son existence et a profité pour mettre les points sur les « i » : «L’autodétermination à un autre avantage par rapport à la situation kabyle, que ce soit au sein du MAK ou dans la mouvance kabyliste de manière plus générale, elle a l’avantage, non négligeable de n’exclure ni l’autonomie ni l’indépendance qui restent des options parmi d’autres. Ces deux options, majoritaires chez les militants kabyles, se complètent et convergent toutes les deux vers l’avènement d’un Etat Kabyle».

Pourtant, dans le passé, le MAK a vécu quelques crises sans l’affaiblir, comme lors de la succession de M. Mouloud Mebarki à M. Mohand Larbi Tayeb à la tête de la présidence par intérimdu MAK, après que le président fondateur M. Ferhat Mehenni était désigné comme président du Gouvernement provisoire kabyle en exil. M. Larbi Tayeb ainsi que quelques cadres n’ont pas tenté de de déstabiliser le MAK et ont préféré se retirer dans la dignité. Preuve de leur patriotisme sans égal qui ont su mettre l’intérêt de la Kabylie avant le leur. D’ailleurs, ces derniers ont plus au moins renoué avec le mouvement.

 

 

 

L’incroyable succès du drapeau national Kabyle

Des militantes du MAK avec le drapeau kabyle

Des militantes du MAK avec le drapeau kabyle

À peine proclamé que le drapeau kabyle a fait le tour du monde. En Kabylie, il est à la mode… Des photos de celui-ci tombent par centaines, d’Amérique du Nord en passant par l’Europe jusqu’à des pays lointains d’Asie ! 

Des tableaux sont déjà peints pour ce drapeau, des enfants, des filles et femmes, des jeunes se font une joie de s’afficher avec le drapeau kabyle. Ses admirateurs sont même montés dans les sommets du Djurdjura pour le planter ! Malgré donc la saisie de 115 spécimens de ce drapeau par les douanes algériennes à la veille du 20 avril, les exemplaires n’ont pas cessé d’arriver en Kabylie. 

Le buzz provoqué par le champion du monde du Shou Bo, Amazigh Zenia qui a remporté deux médailles d’or cette semaine et qui a monté le podium avec le drapeau kabyle, bref personne ne s’attendait à un tel succès. Les célèbres artistes comme Agraw, Kheloui Lounes ou Zdek Mouloud ont arboré ce drapeau. Sur les réseaux sociaux, le drapeau kabyle est très largement préféré au drapeau algérien. Même le drapeau amazigh chéri par les Kabyles (surtout les militants du MAK) n’a pas eu ce succès à ses débuts. Mais comment peut-on expliquer l’accueil à bras ouverts de ce drapeau par la jeunesse kabyle ?

La beauté du drapeau, ses couleurs attirantes, ses symboles ne peuvent expliquer cet engouement sans précédent pour lui.

Selon l’écrivain et journaliste Youcef Zirem, « l’enthousiasme avec lequel une partie de la jeunesse kabyle a brandi récemment le drapeau kabyle, ici et là, vient signifier sa farouche volonté d’exister en dehors de la dictature algérienne ».  L’universitaire Said Chemakh qui a lancé un Appel à l’élite kabyle pour tenir des « états généraux » après son constat des marches du MAK le 20 avril, a affirmé que « le MAK, est arrivé à laminer les partis politiques et d’autres mouvement culturalistes, s’impose comme première force en Kabylie, avec un drapeau et des milliers de militants et manifestants qui optent pour l’Autodétermination ».

L’Histoire retiendra aussi que le processus qui a mené à la proclamation du drapeau national kabyle a été mené d’une manière exceptionnelle qui a duré deux ans avant d’organiser des élections où de nombreux kabyles ont voté sur la base de 100 spécimens présentés au vote.

Levé une première fois le 11 avril à Montréal, un pied de nez au drapeau algérien qui se trouvait en face avec la représentation, puis à Paris et Montpellier le 18 avril, dans les trois chefs-lieux de Kabylie (Tizi-Ouzou, Bgayet et Tubirett) le 20 avril, les cérémonies de lever du drapeau se sont poursuivies à New York, Genève, Washington, aujourd’hui à Icherriden et hier à Evian avec la présence du président du GPK Ferhat Mehenni. Le même responsable sera à Bruxelles le jeudi 30 avril 2015 à 17h, au Rond-Point Robert Schuman, devant la Commission européenne pour une autre cérémonie de lever du drapeau. Des cérémonie se poursuivront à Semaoune en Kabylie le 1er mai, puis à Toulouse et Prague aussi le 2 mai.  

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Il remporte la médaille d’or et arbore le drapeau de la Kabylie

hBelle entrée du drapeau de la Kabylie dans les compétitions internationales ! L‘athlète kabyle Ahmed Zenia a exhibé le nouveau drapeau de la Kabylie en recevant la médaille d’or du 3e Tournoi international du Shou Bo, qui s’est déroulé à Malézia en Italie.

Ahmed Zenia est un athlète kabyle de Fréha, connu pour son engagement en faveur de la Kabylie libre. Il l’a démontré encore cette fois-ci en portant haut le drapeau national kabyle lors de ce tournoi international. Recevant la médaille d’or, l’athlète a arboré le drapeau de la Kabylie dont les cérémonies de levée très réussies ont démarré un peu partout dans le monde depuis le 18 avril dernier.

Ahmed Zenia avait auparavant remporté la médaille d’or aux 4èmes Rencontres Internationales de TAI JI QUAN en groupes et compétition de Shou Bo, un art martial chinois à main nu, en mode Xiang Bo qui se sont déroulées en 2014, à Saint Germain en Laye.

Il avait porté un T-shirt en hommage à Amaziane MEHENNI assassiné en 2004 à Paris avec l’inscription « Tilelli i Leqvayel », qui signifie  » Liberté pour les Kabyles » et un drapeau amazigh !

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Avec le grand maître Zumo

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Ahmed Zenia, médaille d’or en 2014, France.

Face à l’adhèsion populaire au MAK, la presse algérienne manœuvre

Marche MAK Tizi-Ouzou 20/04/2015Comme à l’accoutumée, la presse algérienne, arabophone et francophone, a tenté de minimiser l’ampleur de la démonstration du MAK lors des marches du 20 avril. Les comptes-rendus varient entre tentatives de contenir cette forte mobilisation des souverainistes kabyles dans des propos généralistes, censure directe ou encore à recourir à une incroyable imagination comme l’a fait le quotidien proche des services secrets algériens « L’Expression » qui a parlé de 200 marcheurs du MAK et a contrario de 3000 manifestants pour la marche du RCD !

Les quotidiens francophones privés ont tenté de noyer la mobilisation du MAK dans les marches du RCD à l’image du quotidien « Liberté ». Seul le journal « El-Khabar » avait donné une information plus au moins objective parlant d’une marrée humaine du MAK. El Watan lui, par souci de ne pas se discréditer comme l’année dernière a estimé que « la marche du Mak a fait une grosse impression par le nombre des marcheurs ».

L’autre point commun des comptes-rendus des journaux algériens, c’est la censure totale des levées du drapeau de la Kabylie observées dans les trois chefs-lieux kabyles et dans la diaspora la veille. Événement qui s’est tenu dans une émotion exceptionnelle. Ceux qui ont parlé de cette levée historique ont détourné le sens : « El Watan » a parlé de « levée du drapeau berbère » et « Liberté » de « drapeau du Mouvement (MAK Ndlr). La presse n’a pas aussi mentionné la participation des célébrités artistiques kabyles comme Agraw, Kheloui Lounes, Oulahlou ou encore Zdek Mouloud aux marches du MAK. C’est dire que les médias algériens osent donner des leçons de démocratie au régime d’Alger ! 

Naturellement, à travers les années, l’opinion kabyle n’accorde plus comme avant de la crédibilité aux journaux algériens et les réseaux sociaux ont fini par écraser les médias radio-télévisés et la presse écrite. 

Très actifs en effet sur internet, les militants du MAK qui possèdent une multitude de sites et de pages sur Facebook arrivent à contourner l’obstacle de la censure médiatique et à fédérer les Kabyles autour de la revendication d’autodétermination. Ils ont prouvé le 20 avril dernier que l’emprise de la presse sur la rue est quasiment nulle. 

Masnsen T-O.

Les stars kabyles marchent avec le MAK et adoptent le drapeau de la Kabylie

Ce 20 avril 2015, l’événement est exceptionnel. Des chanteurs célèbres comme Kheloui Lounes, Boudjemaa Agraw, Oulahlou ou encore Zdek Mouloud ont décidé de rejoindre les marches du MAK, qui a réussi une exceptionnelle mobilisation à l’occasion de la commémoration du 35e anniversaire du « printemps berbère » et du 14e anniversaire du « printemps noir ».

A Bgayet, Agraw Boudjemaa et Oulahlou ont marché sous la bannière du MAK, geste fort de ces figures artistiques très engagées. Agraw a pris le nouveau drapeau de la Kabylie lors de la marche. Idem à Tizi-Ouzou pour Kheloui Lounes qui a porté le drapeau kabyle. Zdek Mouloud a marché aussi à Tizi-Ouzou.

La participation de ces célébrités aux marches du MAK qui revendique l’autodétermination de la Kabylie ont enthousiasmé la foule notamment les jeunes qui ont très apprécié que ces chanteurs reconnus marchent avec eux.

En France, lors de la grande cérémonie de levée du drapeau kabyle, plusieurs artistes kabyles comme Akli D et Djura ont marqué l’événement par leur présence.

Les stars kabyles marchent avec le MAK et adoptent le drapeau de la Kabylie dans Actualité ak1-225x300

AKLI D

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Boudjemaa Agraw

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Kheloui Lounes

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20 avril : les Kabyles sur les traces des Catalans

MAK Kabylie La marche du MAK ce 20 avril a écrasé tous les pronostics. Des dizaines de milliers de marcheurs avec beaucoup de femmes et de jeunes filles ont répondu à l’appel du MAK pour revendiquer l’autodétermination de la Kabylie et lever à l’occasion le premier drapeau kabyle de l’Histoire.

Comment peut-on expliquer le succès sans équivoque du MAK ce 20 avril, alors que le RCD avec ses deux présidents (actuel et ancien) ont tenté de mobiliser leurs troupes en même temps pour l’officialisation de tamazight, langue des Kabyles ?

Plusieurs explications peuvent être avancées pour expliquer le raz de marrée du MAK notamment à Tizi-Ouzou. L’opposition de ce mouvement non-corrompu et qui n’a jamais eu d’accointances avec le pouvoir, sa manière de lutte en dehors des structures officielles de l’Etat algérien, le travail de terrain de ses cadres sont autant de raisons. Mais il se dégage à travers la mobilisation du MAK un net éveil des Kabyles qui ne croient plus au changement démocratique en Algérie et encore moins à un sursaut identitaire de ce pays, définitivement, il faut le dire, rangé sous la bannière arabo-islamique.

La revendication donc de l’autodétermination même si elle choque une partie des Kabyles qui continuent de cultiver l’espoir d’une « Algérie meilleure » a gagné du terrain, beaucoup de terrain. Les émouvants lever du drapeau de la Kabylie à Paris et dans d’autres villes d’Europe a aussi contribué à enthousiasmer l’opinion kabyle.

Enfin, le statu-quo algérien, le perte de crédibilité des partis politiques kabyles reconnus mais très divisés, la place dominante des islamistes en Algérie sont des arguments qui poussent la jeunesse kabyle à embrasser la cause souverainiste.

La Kabylie d’aujourd’hui tente de marcher sur les traces de la Catalogne. Mais peut-elle rêver d’une liberté sans pertes avec un régime algérien rompu à la violence ?

 

Lever du drapeau de la Kabylie : les Algériens fous de rage !

Drapeau de la Kabylie

Drapeau de la Kabylie

La mobilisation historique lors du lever du drapeau kabyle à Paris et dans d’autres villes du monde a soulevé un tollé général chez les Algériens sur les réseaux sociaux. Entre insultes, dénigrements et commentaires racistes, les débats qui devaient avoir lieu ont tourné à l’insulte entre Algériens et Kabyles.

L’Algérie, pays n’ayant jamais connu une tradition de débat et de démocratie retrouve son image de pays fermé, intolérant et profondément divisé sur les réseaux sociaux.

L’arabisation et l’islamisation a produit des générations d’incultes et de renfermés qui ne peuvent se soumettre à la règle démocratique de l’échange pacifique.

Face aux insultes et condamnations des internautes algériens, beaucoup de militants kabyles ont versé dans la même voie, à savoir polémiquer et échanger insultes et menaces.

Le lever du drapeau kabyle à Paris s’est déroulé dans des conditions de joie et de fierté. Plusieurs représentants d’autres peuples amazighs, du Kurdistan, de Catalogne ainsi que des personnalités françaises ont pris part à l’événement.

Notant aussi que des cérémonies ont eu lieu à Washington devant le Capitole, à Montpellier et à Genève, devant le siège de l’ONU et à Milano (Italie).

Le 25 avril, une cérémonie est prévue à Evian, le 26 à Marseille, le 30 à Bruxelles devant le siège de l’UE, le 2 juin à Toulouse.

Pour rappel, c’est demain en Kabylie qu’aura lieu le lever du drapeau national kabyle dans les trois chefs-lieux kabyle (Tizi-Wezzu, Bgayet, Tubirett), après les marches populaires.

Images : Lever du drapeau kabyle à Paris et Montpellier

Drapeau kabyle

Drapeau kabylie

Drapeau kabylie

AKLI D

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Pourquoi l’officialisation de tamaziɣt arrange-t-elle le MAK ?

Kabylie MAKDétrompez-vous ! Le pouvoir ne fera qu’aggraver le fossé entre l’Algérie et la Kabylie, si jamais les bruits sur l’officialisation de la langue amazighe viennent à se confirmer.

D’après des sites algériens, tamaziɣt sera consacrée dans la prochaine constitution révisée « langue officielle en second degré » en Algérie. Le pouvoir tente en effet de limiter l’influence grandissante de la cause kabyle incarnée par le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie. En officialisant cette langue, le régime algérien croit qu’il fera d’une pierre quatre coups : normaliser cette revendication sans vraiment changer la donne ; ôter un argument de taille à l’opposition kabyle reconnue incarnée par les partis du RCD et de moindre mesure du FFS ; mettre les Kabyles devant le fait accompli aux yeux de l’opinion internationale et enfin pouvoir contenir la revendication d’autodétermination du MAK.

Déjà langue « nationale » depuis avril 2002 suite aux sanglants événements du « Printemps noir », tamaziɣt serait donc promue langue officielle mais de « second degré », comprendre par là que la langue arabe sera toujours la privilégiée au sein de l’État algérien. Cette expression de « langue de second degré » confirmera aux yeux des Kabyles qu’ils sont réellement des citoyens de seconde catégorie dans leur propre pays. Ce qui ne sera que le reflet d’une réalité que beaucoup de Kabyles refusent de voir. Si le régime de Bouteflika peut effectivement normaliser cette revendication qui d’ailleurs ne mobilise plus la rue car passée au stade de la revendication politico-identitaire, il fera par contre un cadeau inestimable au MAK, contrairement à ce que l’on peut penser.

Cette officialisation affaiblira certainement les partis nationalistes algériens en Kabylie comme le RCD qui fait de cette revendication son principal cheval de bataille. Elle ôtera aussi le voile sur la grande partie des berbéristes kabyles hostiles à l’autonomie ou à l’indépendance de la Kabylie. Dans la foulée, les Kabyles auront à dissiper les doutes quant à l’inefficacité de l’officialisation de leur langue au sein de l’ensemble algérien. Même si l’opinion n’est plus dupe quant aux intentions du régime algérien, cette promotion de tamaziɣt en tant que langue officielle en second degré leur confirmera définitivement que leur langue a besoin d’un État kabyle, sans lequel, elle sera condamnée à la mort.

 K. P

Zedek , premier chanteur kabyle à brandir le drapeau kabyle !

Le chanteur kabyle engagé Zedek Mouloud est le premier chanteur kabyle à exhiber le nouveau drapeau de la Kabylie annoncé officiellement par le GPK, le 10 mars 2015.

Dans un gala qu’il a animé aujourd’hui 16 mars à Paris, salle l’Ahambra dans le 10ème arrondissement, Zedek Mouloud, de plus en plus admiré par la population de Kabylie pour son combat et sa fidélité à la cause kabyle, la laïcité et la démocratie a ainsi exhibé le drapeau kabyle et celui amazigh remis par des fans dans la salle. « Ils nous appartiennent tous les deux (drapeaux) », a-t-il martelé, sous les applaudissement et les youyous qui fusaient de la salle.

Zdek Mouloud

Zdek Mouloud

 

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