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CREATION DU PREMIER GOUVERNEMENT KABYLE PROVISOIRE (GPK)

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TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN

MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

MAK

Le peuple kabyle est une fois de plus au rendez-vous avec l’Histoire.

Depuis l’indépendance de l’Algérie, la Kabylie est confrontée à l’Etat algérien investi par les « armées des frontières » et leur pouvoir criminel, raciste et antikabyle.

Ainsi, dès 1963, ce dernier mena une guerre contre elle et tua pas moins de 400 de ses enfants en moins de six mois.

La stigmatisation du Kabyle est devenue, au fil des ans, la seule constante de la politique interne du régime d’Alger.

Les Kabyles sont, depuis cette date, sournoisement et indistinctement désignés à la vindicte nationale en tant que « séparatistes », « ennemi interne » ou « Juifs »…

Leurs cadres sont bloqués dans leur ascension hiérarchique malgré leurs très grandes compétences. Leurs leaders politiques sont exilés ou assassinés.

Leur langue, leur identité et leur culture sont déclarées subversives dans un pays qu’ils ont pourtant libéré du colonialisme.

Leur territoire n’a pas d’existence légale.

Leur espace social et territorial est livré à une surveillance digne de celle qu’exerçait en son temps, la Gestapo en Europe pour traquer les Juifs.

L’économie de la Kabylie est sabotée en permanence. Le nombre de projets industriels qui lui sont refusés et détournés vers d’autres régions d’Algérie se comptent par centaines, voire par milliers. Ces jours-ci, même une aide de 500.000$ US de gouvernement canadien devant servir à des objectifs écologiques, lui a été refusée.

La Kabylie est soumise à une pratique fiscale discriminatoire pour écumer toute plus value susceptible d’être réinvestie dans son économie.

Quadrillée militairement, elle est livrée à l’insécurité et aux terroristes venant d’ailleurs. Ce sont les citoyens qui, à trois reprises, ont fait libérer des personnes kidnappées par des terroristes pour rançon. On se demande comment se fait-il que la Kabylie qui ne représente que 2% du territoire algérien reçoive 30% des troupes militaires ?

Le territoire boisé de la Kabylie est régulièrement soumis à des incendies qui sont officiellement justifiés au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste. Il se trouve que ce sont nos oliveraies qui en sont la cible prioritaire.

En 2001, des corps de sécurités algériens ont tiré sur nos enfants faisant, au dernier décompte, pas moins de 127 morts et des milliers de blessés.

Aujourd’hui, c’est avec émotion et gravité que nous jetons un regard sur ce parcours jalonné de luttes et de souffrances quotidiennes, de révoltes et de soubresauts réguliers : 1963, 1980, 1985, 1988, 1994, 1998, 2001.

Cantonnés depuis le « printemps berbère » de 1980, dans une demande strictement linguistique, nous avons franchi le pas de la revendication autonomiste, le jour où le régime algérien, tira sur nos enfants au « printemps noir » en 2001.

En juin 2008, par voie postale depuis un village de Kabylie, le MAK a adressé une demande officielle d’une autonomie régionale aux plus hautes instances de l’Algérie. Elle était assortie d’une proposition d’un référendum pour en vérifier la légitimité.

Une lettre de rappel lui a été envoyée par le biais de l’Ambassade d’Algérie à Bruxelles, le 25 février, fixant le 20 avril comme date butoir à une réponse officielle.

Cette échéance est aujourd’hui derrière nous.

Conformément à nos mises en garde lancées aux autorités algériennes,

Conformément à nos engagements devant le peuple kabyle,

Respectueux de la volonté de la Kabylie qui a massivement répondu à notre appel aux trois marches de la liberté de ce 20 avril 2010 à Vgayet, Tuvirett et Tizi-ouzou,

En ma qualité de président du Mouvement pour l’Autonome de la Kabylie

J’ANNONCE SOLENNELLEMENT LA CREATION D’UN GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE (GPK).

Il aura pour mission de mettre en place les institutions officielles de la Kabylie et de représenter celle-ci auprès de la communauté internationale. Il durera jusqu’à la reconnaissance officielle de la Kabylie en tant que peuple et en tant que nation par l’Etat algérien.

Son architecture et son fonctionnement sont confiés à une Commission de réflexion présidée par Lyazid Abid.

Pour en renforcer la légitimité, j’ai créé une Commission de Dialogue et de Consultations (CDC) pour prendre langue avec les organisations politiques, le monde associatif et les personnalités kabyles susceptibles de donner noms, avis et conseils pour la constitution de ce Gouvernement dans un délai ne pouvant excéder un mois.

En France, J’en ai confié la responsabilité à Mme Djouhra Abouda.

Elle sera secondée par MM : Idir Djouder, Mouloud Merhab,

En Kabylie, la présidence en revient au président du Conseil National du MAK, M. Mohand Larvi Tayyev.

Un site internet officiel de ce GPK sera rendu public dans les prochains jours.

En ce 21 avril 2010, en vertu des responsabilités historiques qui sont les miennes, devant les hommes et devant l’Histoire, je proclame la création du premier Gouvernement Kabyle.

Par cette proclamation, nous confirmons la prophétie de Mouloud Mammeri confiée à la plume de Tahar Djaout :

« Quels que soient les obstacles que l’histoire lui apportera, c’est dans le sens de sa libération que mon peuple ira ! »

Vive la Kabylie !

Vive le peuple kabyle !

Vive le gouvernement kabyle !

Ferhat Mehenni

Sources

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Said Sadi boudé par les étudiants kabyles

saidsaadi.jpgLa rupture a été provoquée par l’ire soulevée par Said Saidi suite à sa réponse à une question relative à l’interdiction de séjour opposée au président du MAK, Ferhat Mehenni, par les autorités tunisiennes.

A Tizi Ouzou où le Dr Saidi qui  était l’invité des étudiants le 12/04/2010, à l’occasion du 30 ème anniversaire du printemps berbère et de la sortie de son livre sur le Colonel Amirouche, a dû invoquer l’urgence d’un rendez-vous pour éviter de répondre, à la fin de son intervention, aux brûlantes questions posées par des étudiants autonomistes. Se sentant abusés, les étudiants, laissés sur leur faim, n’ont pas apprécié le départ furtif du  Président du rassemblement pour la culture et la démocratie.

Avant-hier, le 14/04/2010, à 14h30, il était l’invité des étudiants-militants du RCD de l’université Abderrahmane MIRA, Bgayet, pour une conférence-débat animée autour du même thème à la salle des spectacles de la cité universitaire 17 Octobre.

Cette fois-ci, Sadi Saidi a dû écourter carrément sa conférence lorsque les étudiants, à majorité autonomistes, mécontent de la prestation du conférencier, ont déserté la salle, le laissant seul avec quelques-uns de ses  fidèles.

La rupture a été provoquée par l’ire soulevée par Said Saidi suite à sa réponse à une question relative à l’interdiction de séjour opposée au président du MAK, Ferhat Mehenni, par les autorités tunisiennes. Dans un premier temps, le conférencier a esquivé cette question en soulignant que « le jour où son siège national a été attaqué à Alger, le MAK n’avait pas réagi non plus ».  Said ajoute : « Ferhat doit rentrer et se présenter devant  la justice algérienne, s’il veut être crédible en Kabylie ». Et de conclure: «  En tout cas, si le MAK continue comme ça, il va finir par détruire et émietter l’Algérie avec son projet débouchant inéluctablement sur  une impasse suicidaire ».

Ne pouvant plus supporter une telle condamnation de la part d’un quelqu’un qui prétend défendre des intérêts de la Kabylie, l’assistance composée à plus de 90% d’étudiants autonomistes, se retire calmement de la salle, ce qui obligea le Dr Said à écourter sa conférence.

Signalons qu’un mail est parvenu à notre rédaction dans lequel Azru, chargé à la culture au sein du MAK, denonce, au nom de son mouvement, dans un couriel envoyé au site du RCD, les attaques subit par le siège du parti de Said Saidi à Alger.
Rappelons enfin qu’un cadre du Mak, T. Amichi, et M. Makhloufi , membre du conseil universitaire Bgayet, ont été arrêté puis relâché par la police, la nuit du 14.04, alors qu’ils collaient des affiches appelant à la greve générale et à la marche de la liberté du 20 avril prochain.

Areẓqi Ayemmel

Sources

Mise sur pied d’un Gouvernement Provisoire Kabyle

4907a09e557ca75c55085829097b3362.jpgMonsieur Ferhat Mehenni, le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) n’est plus à présenter. L’homme compte à son actif plus de 40 ans de militantisme pour la lutte identitaire, la démocratie et le respect des droits de l’Homme. En juin 2001 suite aux événements tragiques qu’a connus la Kabylie, M. Mehenni a créé le MAK. Qu’en est-il aujourd’hui, soit 09 ans après ? Sans complaisance ni circonlocution, l’homme répond à nos questions.

Tamurt : Monsieur le président, le MAK s’apprête à fêter ses 09 ans d’existence. Quel est donc le bilan à faire ?

Ferhat Mehenni : Le MAK a réussi à reconstruire en moins de 9 ans, ce que plus d’un siècle et demi de colonisation nous ont détruit : Une conscience nationale kabyle. Nous avons réussi à remettre en marche le peuple kabyle vers son destin de liberté. C’est déjà, un travail de Titan et un pas de géant que nous venons d’aider la Kabylie à faire.

Tamurt : La mise sur pied d’un gouvernement provisoire kabyle (GPK) est incontestablement une étape importante dans la vie du MAK. Peut-on donc connaître ses prérogatives ? Et comment compte-t-il faire pour asseoir son autorité ?

F.M : La mise sur pied d’un Gouvernement Provisoire Kabyle sera, en effet, une autre réalisation de très grande importance qui aura à marquer pour l’éternité l’Histoire du peuple kabyle et de la Kabylie. Avoir un gouvernement est déjà notre porte du paradis, notre sésame ! Avoir un gouvernement est le propre des peuples accomplis, des peuples qui en ont fin avec les doutes, les errements et la domination dont ils souffrent de la part des autres.

Ce gouvernement aura pour prérogative essentielle d’accompagner la Kabylie jusqu’à l’émancipation de celle-ci de la tutelle de ceux qui, par racisme, en font leur victime expiatoire, leur souffre douleur et leur passe-temps répressif depuis 1963. Pour ce faire, globalement, il aura à organiser la Kabylie sur le plan interne et la défendre sur le plan externe. Mettre sur pied des institutions étatiques intérieures et déployer une diplomatie tous azimuts sur la scène internationale.

La participation de chaque citoyen kabyle à cette œuvre est d’ores et déjà un droit et un devoir. Ceci est un appel à tous de ma part pour que chacun apporte sa contribution, si modeste et si infime puisse-t-elle paraître.

Tamurt : Une question toute simple : est-ce que les membres du GPK auront droit aux passeports et l’immunité diplomatiques ?

F.M : C’est détail. Il est évident qu’auprès de tous les pays qui reconnaitront le Gouvernement Kabyle, nos ministres auront le statut de leur rang.

Tamurt : Dès lors que le MAK est reconnu par les instances internationales, compte-t-il ouvrir des bureaux à l’étranger ? Si c’est oui, quand ?

F.M : Le MAK dispose déjà des représentations dans de nombreux pays de par le monde. Elles auront, en plus de l’activité en direction des citoyens kabyles, à agir plus souvent sur le plan diplomatique.

Tamurt : M. Le président, Le FFS et le RCD sont des partis aguerris à la pratique politique. Et pourtant, les deux n’ont pas réussi à faire avancer d’un iota la revendication kabyle. Est-ce à comprendre donc que le MAK a des méthodes inédites pour mener le peuple kabyle vers la victoire ?

F.M : Je ne serais pas aussi sévère que vous contre le FFS et le RCD. C’est plutôt leur expérience qui nous a enseigné que la voie « algérianiste » est une impasse. Nous leur rendons grâce de nous avoir ouvert les yeux sur cette évidence. C’est parce que nous mettons à profit leur parcours que nous refusons de marcher dans leur sillage. Venus après eux, nous avons le recul et l’avantage nécessaire pour mieux réussir la maîtrise de notre destin.

Nous rejetons le principe de nous opposer les uns aux autres. Nous restons disponibles pour des rapprochements et des ententes avec eux. Pour autant nous demeurons vigilants et toute trahison, toute collaboration avec l’ennemi, avec le pouvoir raciste algérien, seront dénoncées par nous.

Tamurt : L’on parle avec insistance sur la commémoration exceptionnelle de ce 30e anniversaire du Printemps 1980. Pouvez-vous nous en éclairer ?

F.M : Il est de tradition universelle de commémorer les décennaires avec un éclat particulier. Nous en avons un à portée de la main cette année pour le 30e anniversaire du 20 avril 1980. Nous avons pour devoir de mettre à contribution l’événement dans notre lutte pour ouvrir une nouvelle page de notre histoire. Nous n’avons pas à nous contenter de manifester et de rentrer chez nous, et de refiler le bébé aux générations à venir qui, à leur tour, vont consacrer leur vie jusqu’en 2040 aux sacrifices et aux épreuves endurées par nous depuis avril 1980. C’est aujourd’hui ou jamais d’arracher ne serait-ce qu’un bout de souveraineté pour la Kabylie sur elle-même. C’est le sens de toute notre action de ces derniers douze mois et des préparatifs de cet événement majeur qui s’appellera enfin le « Printemps Kabyle » en cette année 2010.

Tamurt : Un dernier mot Monsieur le président.

F.M : La victoire est toute proche. La grève générale en Kabylie et les marches de la liberté sont nos armes les plus efficaces pour arracher nos droits, une bonne fois pour toute. Je compte sur chacun d’entre vous pour faire de ce 20 avril 2010 le jour de gloire de la Kabylie.

Interview réalisée par Saïd Tissegouine

Sources

Communiqué du MAK : LE FOOTBALL CONTRE LE 20 AVRIL

TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
MAK

Les demi-finales-aller de la coupe d’Algérie sont curieusement programmées pour le 20 avril 2010. Sachant que la JSK, le club phare de la Kabylie, est encore en lice, le choix de cette date n’est pas dû au hasard du calendrier. En effet, les rencontres sportives de cette importance auraient été, en d’autres temps, programmées pour le week-end et non pour un jour de semaine, un mardi.

Cette option est une décision politique consistant à utiliser la JSK pour détourner des jeunes Kabyles qui projetteraient d’aller ce jour-là aux trois « Marche de la Liberté » organisées par le MAK.

Par ailleurs, comme les matchs de football se déroulent l’après midi, il fallait que l’aller de ces demi-finales soit en dehors de la Kabylie, car à Tizi-ouzou, cela apporterait des marcheurs supplémentaires à la manifestation commémorant le Printemps Berbère d’avril 1980 et le Printemps Noir de 2001.

Le MAK rappelle à chaque Kabyle son devoir de faire du 20 avril 2010 le jour de la liberté de la Kabylie en observant et en faisant observer le mot d’ordre de la grève générale et en se rendant à la marche la plus proche de lui, Vgayet, Tuvirett ou Tizi-wezzu.

Nous mettrons ainsi en échec toutes les manœuvres de diversion auxquelles se livre le pouvoir assassin pour ralentir la marche du peuple kabyle vers son destin de liberté.

Kabylie, le 12 avril 2010

L’État, vingt ans après le FIS

elebtf.jpgDans sa reculade sur la question du voile et du passeport biométrique, le ministre de l’Intérieur se contraint à improviser une fetwa : “relever le voile jusqu’au haut du crâne pour la photo d’identité” serait un procédé “qui n’est pas en contradiction avec la religion”.

Dans la division des tâches du mouvement islamiste, l’État est en train de prendre toute sa part, dans une telle surenchère rigoriste que les prêcheurs les plus rudes se font dépasser.

Revenant à une égale tolérance pour le voile et pour la barbe dans les photos d’identité,  Zerhouni dit qu’il se fait juste quelque souci pour nos voyageurs barbus qui risquent d’endurer la sévérité des contrôles dans certains aéroports étrangers.
Dans une procédure dont on ne sait plus si elle a la finalité de conformer nos documents de voyage à des standards internationaux ou de dresser le fichier national de renseignement, le gouvernement est en train de marchander sur la question du voile et de la barbe islamiques, avec la trouille de heurter la susceptibilité intégriste. Faisant semblant de confondre l’intégrisme militant et l’ascétisme pieux, le pouvoir entre en émulation avec lui-même et redouble d’offres de piété.

Même les institutions économiques s’y mettent, à l’image d’Air Algérie qui prévoit de doter les vols programmés pour la campagne du prochain pèlerinage d’hôtesses en tenue compatible avec la mission. Un cadre de la compagnie s’enorgueillit du fait que la tenue spéciale hadj soit une innovation de l’entreprise et que même l’Arabie Saoudite, qui vit de pétrole et de pèlerinage, n’ait pas pensé à dédier un uniforme à cette sainte occasion.

Il n’y a pas que les maires et walis qui redoublent de zèle à fermer les restaurants servant de l’alcool et les bars qui sont engagés dans cette œuvre bigote d’assainissement religieux ; tous les dirigeants algériens croient pouvoir s’apprivoiser à l’agressivité islamiste et s’en éviter les effets en se faisant les champions de l’uniformisation intégriste. Ils se mettent à interdire les signes d’illicite et à promouvoir les signes de dévotion, chacun dans son domaine de compétence.

La loi et le règlement deviennent des prétextes à la campagne de “moralisation” et non l’instrument de promotion du bien-être du citoyen et de la défense de l’intérêt général. Et leurs initiateurs se font fort de démontrer sa compatibilité avec le précepte religieux, au prix, parfois, de douloureuses contorsions exégétiques, comme cette histoire de voile relevé “jusqu’au haut du crâne”. Ou en anticipant une demande qui n’est même pas conçue par les intéressés : jusqu’à plus ample informé, aucun pèlerin ne s’est plaint, par exemple, de la tenue des hôtesses de l’air.

Quand le Président conseillait aux femmes de ne pas fumer en public pour ne pas choquer les “égarés” retournés, on ne pensait pas que l’appel à la soumission aux desiderata comportementaux des militants islamistes allait être relayé par l’État lui-même.

Aujourd’hui, tout est fait pour proclamer la prise en charge institutionnelle des ambitions d’uniformisation islamiste.
Si au moins cette disponibilité normalisatrice de l’État s’était manifestée à temps ! Elle nous aurait épargné des centaines de vies.

M. Hammouche

Le MAK reçu par M. Axel Poniatowski

TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
MAK

LE MAK RECU A L’ASSEMBLEE NATIONALE FRANCAISE PAR M. AXEL PONIATOWSKI

Mercredi 07/04/2010, une délégation du MAK composée de MM. Ferhat Mehenni et Arezki Boussaid, menant une mission d’information, a été reçue à 17h par le Président de la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale française, M. Axel Poniatowski.

La délégation kabyle, après avoir passé en revue à grands traits l’histoire de la Kabylie, évoqué la forte présence de la communauté kabyle en France et son insertion réussie dans la société française, a fini par exposer la situation dangereuse qui prévaut actuellement en Kabylie. Le MAK n’a pas manqué de relever le fait que l’insécurité y est paradoxalement proportionnelle à la présence militaire algérienne. Plus les renforts militaires y arrivent, plus les actes terroristes s’y multiplient. Pour preuve, en une semaine, nous avons eu l’enlèvement d’un vieil entrepreneur dont on est encore sans nouvelles, l’explosion d’une bombe artisanale ayant fait au moins deux victimes et une attaque contre des vigiles d’une entreprise ayant fait pas moins de sept mort.

En prévision des marches auxquelles le MAK appelle dans les trois grandes villes Vgayet, Tuvirett et Tizi-wezzu, pour le 20 avril 2010, la délégation a exprimé sa satisfaction devant les préparatifs et la mobilisation citoyenne kabyle.

Enfin, elle a rappelé qu’en cas de refus de l’autonomie de la Kabylie d’ici le 20 avril, le MAK se réserve le droit de constituer un Gouvernement Provisoire Kabyle.

Le Président de la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale Française, tout en rappelant le principe de la non ingérence de la France dans les affaires intérieures de l’Algérie a néanmoins fait montre d’une qualité d’écoute exceptionnelle.

Le MAK continuera les jours à venir à informer les instances et l’opinion internationales sur l’évolution de la situation en Kabylie et sur celle du peuple kabyle.

Paris le 08/04/2010

Réunion de l’Exécutif du MAK

TIMANIT I TMURT N IQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
MAK


COMMUNIQUÉ du MAK

Le Comité exécutif du Mouvement a tenu une session de travail le samedi 3 avril 2010, dédiée à la préparation de la célébration du 30ème anniversiare du Printemps amazigh et la commémoration du 9ème anniversaire de l’insurrection citoyenne du Printemps noir de 2001.

À l’issue de ses travaux, le Comité exécutif a examiné la situation générale qui prévaut en Kabylie et à ce titre, il communique en direction de l’opinion publique algérienne et internationale ce qui suit :

1- Le MAK salue et soutient sans réserve la mobilisation citoyenne du village At Kufi (Aït Koufi) et des villages environnants de Vuγni (Boghni) en vue de faire libérer par leurs propres moyens un de leurs citoyens kidnappé par des hommes armés depuis le lundi 29 mars.
Cette réaction de légitime défense du peuple kabyle embastillé par un déploiement militaro-policier jamais connu même au temps de la Guerre de libération et des groupes armées qui assassinent, rackettent et kidnappent à l’envi est la meilleure preuve de la justesse de l’option autonomiste prônée par le MAK depuis sa création.

2- En l’espace de quelques jours, le peuple kabyle est endeuillé par la perte de trois (03) citoyens innocents, victimes soit de “bavure militaire” à At Yahya Musa (Aït Yahia Moussa) ou de bombe artisanale qui explose en plein jour à l’entrée d’Aïn Zaouia sur une route nationale censée être une des plus sécurisées du département. En l’espèce, le MAK note que la simultanéité et la récurrence de ces agressions sanglantes ne peut relever du hasard.

Les nombreuses alertes lancées par le MAK ont suffisamment instruit l’opinion publique qui ne peut plus, aujourd’hui, ignorer la volonté du pouvoir algérien d’enferrer la Kabylie dans la terreur et le sang. Par ces faits, le peuple kabyle est en plein droit d’exercer sa légitime défense par tous les moyens à sa portée.

3- Le MAK dénonce la campagne d’intimidation menée par la police contre ses militants et les brigades d’affidés rémunérés à arracher ou escamoter systématiquement l’affichage de ses appels aux marches du 20 Avril 2010.

En fin de séance, le Comité exécutif adopte la motion suivante :
Le Comité Exécutif du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie se réjouit et se félicite de la totale adhésion de notre comunauté établie à l’étranger à l’éventualité de la proclamation d’un gouvernement provisoire pour la Kabylie, constatée à l’occasion de la tenue de l’Assemblée générale de MAK-France au cours de laquelle le Président Ferhat Mehenni en a fait l’annonce solennelle.

Kabylie, le 3 avril 2010

Communiqué du MAK : ATTENTAT A LA BOMBE EN KABYLIE

TIMANIT I TMURT N YEQVAYLIYEN

MAK

Ce mercredi 31 mars, vers 13h, une bombe artisanale a explosé au passage d’une voiture près d’At Yahia Moussa, le village natal de Krim Belkacem, à quelques 40 km au Sud Ouest de Tizi-ouzou. Un chauffeur de Taxi et son client sont décédés. Le MAK s’incline devant leur mémoire.

Cette région montagneuse et broussailleuse de la Kabylie est connue pour être l’une des zones les plus maitrisées par les terroristes islamistes depuis la fin des années 90. Elle est aussi, paradoxalement, l’une des régions les plus investies par les militaires algériens. D’où cette lancinante question : Pourquoi, depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, les renforts militaires sans cesse acheminés en Kabylie confortent davantage l’insécurité qu’ils ne la combattent ? Avec les enlèvements répétés de patrons dans la même région (Boghni) pour la libération desquels une rançon est exigée, les assassinats, les incendies de forêts et la drogue… la coupe est pleine !

La Kabylie doit se rendre à l’évidence que si elle n’assure pas sa propre sécurité par elle-même ce n’est pas le pouvoir algérien qui le fera à sa place. Deux Ârchs l’ont déjà compris. Les Iflissen qui se sont mobilisés l’été dernier pour libérer un patron enlevé par de soi-disant terroristes et les villageois de Boghni qui viennent de lancer un ultimatum aux ravisseurs d’un patron de 81 ans récemment kidnappé. L’inertie des services de sécurité algériens en Kabylie sert des desseins diaboliques, loin de la noble mission de sécurité que le bon sens communément leur assignerait.

Devant cet état d fait, le MAK indigné et révolté contre l’insécurité à laquelle le pouvoir de Bouteflika soumet la Kabylie, exhorte les Kabyles à mettre sur pied leur propre vigilance et leur propre sécurité. Désormais, ils ne doivent compter que sur eux-mêmes.

A la veille de la commémoration de son double printemps (1980 et 2001), le peuple kabyle se doit de relever les défis de l’heure dont celui de la liberté. Rendez-vous le 20 avril 2010. Il est vital que chacun réponde avec courage et lucidité aux sommations de l’Histoire !

Kabylie, le 31/03/2010

Le MAK lance un ultimatum au gouvernement d’Alger

ferhatagmak2010.jpgCe dimanche 27 mars s’est tenue à la bourse du travail d’Aubervilliers l’assemblée générale de la section France du mouvement pour l’autonomie de la Kabylie MAK. L’exécutif du mouvement a passé en revue le bilan financier du mouvement, qui de la bouche du trésorier M C. Yacine, est en solde créditeur. Le président M A. Boussaid quant à lui est revenu sur les actions entreprises depuis l’accession de son équipe à la tête du MAK-immigration.

Les présents ont été agréablement surpris par la présence de l’ancien joueur de la JSK, vainqueur de la coupe d’Afrique en 1981, le grand Rachid Dali.

Présent parmi le public nombreux, le président en exil du mouvement autonomiste Mas Ferhat Mehenni est invité à prendre la parole en marge des travaux. Le leader autonomiste a inauguré son intervention par de vifs remerciements adressés à M Omar Hilale, ambassadeur Marocain représentant permanent auprès de l’office onusien des droits de l’Homme.

En effet le diplomate Marocain a accusé les autorités algériennes de manquement au respect des droits de ces citoyens lors de la 13 éme session du conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève. Il a cité comme exemple le cas du président  du MAK empêché de rentrer dans son pays par un mandat d’amener délivré par la justice algérienne.

Abordant les commémorations du trentième anniversaire du printemps Amazigh et du dixième anniversaire du printemps noir, Mas Ferhat a profité de cette occasion pour lancer un ultimatum au gouvernement d’Alger « les autorités algériennes ont jusqu’au 20 avril de cette année pour accorder son autonomie à la Kabylie. Dépassé cette date nous nous réservons le droit de doter la Kabylie libre d’un Etat. ». Dans la foulée, il lance d’ores et déjà la convocation d’un gouvernement provisoire en exil.

Ces deux annonces amorcent une nouvelle ère dans la lutte autonomiste. De l’avis de nombreux observateurs ces changements de ton et de cap sont dus au récent succès diplomatique. Elles inaugurent la radicalité progressive du positionnement politique vis-à-vis de l’Etat algérien.

A en croire les réactions de la salle qui a vibré au moment de l’annonce. Le public semble plus réceptif au discours allié à l’action. Maintenant que le pavé est lancé dans la marre, comment le gouvernement algérien réagira à cet appel sécessionniste ? Lasse de la politique politicienne, quelle accueil réservera la rue kabyle à ces deux annonces ?

De Paris Belinda Tawassift.

Sources.

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