Archive pour 'Politique'

la Presse et la Kabylie

ex.jpgKABYLIE: BLOCAGES DE ROUTES, FERMETURES DE MAIRIES ET MANIFESTATIONS EN TOUS GENRES

Les solutions du désespoir 04 Août 2009 – Page : 3 Lu 1267 fois Partout on se plaint. La colère éclate au grand jour: retards dans les réalisations, blocages minant de nombreuses communes et développement à la traîne sont autant de facteurs attisant l’ire des citoyens. C’est l’été. La canicule sévit. Les forêts brûlent. Les gorges s’assèchent mais les esprits s’échauffent. Le quotidien des citoyens de Kabylie, déjà difficile, se complique pour donner lieu à un cocktail explosif. Partout on se plaint. Lorsque ce n’est pas l’eau qui manque, c’est le délestage, qui s’invite. Les insuffisances sont légion aussi bien dans les villes que dans les villages. Le citoyen ne sait plus où donner de la tête. La colère éclate au grand jour. Ces derniers temps, la rue gronde aussi bien dans les centres urbains que dans les communes rurales. Aucune contrée n’est en marge de cette colère. Les habitants usent de tous les moyens pour manifester contre l’abandon qu’ils subissent de plein fouet. La manifestation de rue est devenue le recours systématique de dénonciation. Il faut alerter le maximum de responsables pour espérer trouver une oreille attentive. Pour ce faire, tous les moyens sont permis. Blocage des routes, fermeture des mairies, la contestation se fait musclée devant l’absence de responsables. L’insouciance et l’incompétence qui règnent en maître font monter la colère. Quotidiennement, la presse se fait l’écho des protestations. Plusieurs manifestations sont rapportées ces derniers jours. Aussi bien à Tizi Ouzou, à Béjaïa qu’à Bouira, la rue bouillonne. L’insécurité, l’eau, les routes, l’hygiène, l’électricité motivent en gros ces mouvements de contestation. L’inquiétude prend le pas sur la sérénité. Le doute s’installe chez le simple citoyen. Désabusés par le silence des autorité locales, qui ne répondent que très peu aux sollicitations fort nombreuses, les habitants frappent à d’autres portes.Emeutes à Tadmaït Des émeutes ont éclaté hier dans la ville de Tadmaït et se sont poursuivies durant toute l’après-midi. Ces affrontements avec les forces de l’ordre sont survenus après la découverte de quatre jeunes de la localité morts criblés de balles. En effet, quelques instants après la découverte macabre, les citoyens sont sortis et se sont attaqués aux différents postes et barrages des forces de sécurité basés dans la ville de Tadmaït. A l’heure où nous mettons sous presse, les émeutes continuent. Il faut rappeler également que la colère des citoyens de cette localité n’a pas commencé hier. Bien avant, des émeutes ont éclaté sur les mêmes lieux, il y a de cela une semaine. Quelques jours plus tard, la ville de Tadmaït a été paralysée pendant une journée par une grève générale pour exiger de la sécurité. Il faut dire aussi que cette localité distante de Tizi Ouzou de quelque dix kilomètres connaît depuis quelques semaines un regain d’insécurité jamais égalé. On pousse le bouchon plus loin pour attirer l’attention des autorités supérieures. Alors que dans certaines communes, à l’image de celle d’Akbou, la mouvement associatif s’implique dans les crises qui secouent les communes, pour amener les autorités locales à accorder leurs violons et à travailler dans l’intérêt des citoyens, ailleurs on préfère crier sa colère. Et quoi de mieux que la rue? Il faut gêner le maximum et faire le plus de bruit possible pour être entendu. Mais le résultat n’est pas garanti d’avance. Dimanche, les habitants de la commune d’Ahnif dans la wilaya de Bouira ont été contraints de fermer le siège de l’APC dans l’espoir de faire entendre leur désespérance. La veille, les habitants de Mellala dans la wilaya de Béjaïa ont bloqué la RN12, rappelant au passage les années noires des événements de Kabylie. Ces citoyens frondeurs ont tenu à exprimer leur ras-le-bol. Autant les revendications étaient légitimes au même titre que l’acte de manifester, autant cette manière de faire est contraignante non pas pour les responsables qui ont failli à leur mission, objet de contestation, mais pour des usagers qui n’ont aucun rapport avec le conflit. L’ire est à son paroxysme. La population de Kabylie s’énerve. Le signe d’un malaise grandissant. On ne trouve plus d’oreille attentive. Les élus sont plus préoccupés par les tiraillements que par leur mission essentielle, celles de soulager leurs concitoyens d’un quotidien difficile. En cette période de congé, l’abandon se fait plus cruel. Les actions de rue se multiplient un peu partout en Kabylie et déjà des voix s’élèvent pour parler de «manipulation». Serait-ce le cas? la question mérite d’être posée. Ce sont les petits départs de feu qui font les grands incendies. Mais au regard de la situation sur le terrain et la motivation des manifestations qui sont loin de relever du politique, la thèse de la manipulation est exclue. Mais un ras-le-bol généralisé existe en Kabylie. Il suffit, d’ailleurs, de visiter les communes, y compris celles des grands centres urbains, pour s’en rendre compte. Retards dans les réalisations, blocages minant de nombreuses communes, développement à la traîne sont autant de facteurs attisant la colère des citoyens. Région frondeuse, la Kabylie ne veut plus subir. Est-elle moins bien lotie que d’autres régions du pays où aucune manifestation, même sporadique, n’est signalée?

Arezki SLIMANI (l’Expression)

communiqué MAK pour Tadmait

Kabylie : Répression des démocrates et impunité des assassins

Après des échauffourées survenues la semaine dernière avec les forces armées venues libérer des agents de sécurité arrêtés par la population qui les a surpris en train d’incendier les champs environnants, ce sont les terroristes islamistes qui, à leur tour, y sèment le deuil et la consternation.

Des témoins oculaires ont affirmé, hier soir, qu’un groupe terroriste a agi au grand jour, en assassinant quatre civils du village Ichekalen, dans la localité de Tadmaït, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Tizi Ouzou. Il s’agit des citoyens Kabyles :
- Hocine Chaouchi
- Kamel Aïssaoui
- Karim Allouache
- Ahcène Allouache

Ainsi, hier, au moment où la police procédait à l’interpellation de démocrates, membres du Congrès Mondial Amazigh, les terroristes, eux, tuaient en toute liberté de pauvres et innocents citoyens kabyles.

Le MAK étudie les actions de riposte pour la défense de la Kabylie et du peuple kabyle. (…)

Communiqué du MAK

KABYLIE : REPRESSION DES DEMOCRATES ET IMPUNITE DES ASSASSINS

Les citoyens de la localité de Tadmait sont de nouveau en proie à la révolte et l’indignation. Après des échauffourées survenues la semaine dernière avec les forces armées venues libérer des agents de sécurité arrêtés par la population qui les a surpris en train d’incendier les champs environnants, ce sont les terroristes islamistes qui, à leur tour, y sèment le deuil et la consternation..

En effet, des témoins oculaires ont affirmé, hier soir, qu’un groupe terroriste a agi au grand jour, en assassinant quatre civils du village Ichekalen, dans la localité de Tadmaït, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Tizi Ouzou. Selon des sources locales, des habitants d’un village voisin ont assisté de loin à l’horreur, impuissants. Il s’agit des citoyens Kabyles :
- Hocine Chaouchi
- Kamel Aïssaoui
- Karim Allouache
- Ahcène Allouache

Ainsi, hier, au moment où la police procédait à l’interpellation de démocrates, membres du Congrès Mondial Amazigh, les terroristes, eux, tuaient en toute liberté de pauvres et innocents citoyens kabyles. Le MAK dénonce la répression politique qui cible d’honnêtes acteurs de la société civile et condamne le laxisme du pouvoir devant le terrorisme islamiste. A travers cette attitude, le gouvernement algérien vise toujours à démanteler la Kabylie. Faute de se la rallier à sa néfaste politique de dépersonnalisation, le pouvoir algérien la soumet à la répression politique conjuguée à l’insécurité et la délinquance.

Pour autant, la Kabylie ne pliera pas. Elle continuera avec détermination sa marche vers son émancipation pour la maîtrise de son destin sous forme minimale d’autonomie régionale. Le peuple kabyle en est chaque jour un peu plus conscient. Malgré des températures caniculaires dues pour l’essentiel aux incendies criminels allumés délibérément par les forces armées (voir ci-joint, le témoignage de Saliha Bachiri sur le cas de son village Bougtone, dans la Kabylie-Est des Bibans), le MAK étudie les actions de riposte pour la défense de la Kabylie et du peuple kabyle.

Kabylie le 04/08/2009MAK


P.-S.

Voici le communiqué de l’Association Mistouta de Saliha Bachiri

« URGENCE, L’ARMÉE ALGÉRIENNE BRÛLE LA KABYLIE »

Bonjour à tous, Je me permets de vous envoyer ce message pour vous informer que l’armée algérienne a brûlé et continue de brûler la forêt, des oliviers et des maisons du village d’où je suis originaire, Bougtone, village au sein de la Chaîne des Bibans. Un général est venu dans le village pour donner des ordres. Des villageois se sont adressés au commissariat pour faire une déposition et leur demander de réagir mais la réponse qui leur a été faite est qu’ils ont reçu des consignes et qu’ils ne peuvent rien enregistrer. Les villageois sont désemparés. Je m’adresse à vous en tant que citoyen, journaliste…pour voir s’il est possible de réagir, de faire un reportage sur ce désastre scandaleux ou au moins d’informer le plus grand nombre de personnes. Si vous souhaitez donner suite à mon appel, vous pouvez me contacter par mail ou tél afin que je vous donne les contacts de Bougtone, village en sursis !

Bien cordialement,

Saliha Bachiri Tél : 06 09 38 11 68

Association Mistouta »

- Village de Bougtone (BBA) sur GoogleMaps

Mouvement des Aarchs Kabylie

Obsèques du martyr le 1er Août 13 H à Tizi-Ghenif

Une autre victime de la violence étatique qui s’est abattue en 2001 sur la Kabylie vient de rendre l’âme le dimanche 26 juillet 2009 en France, allongeant ainsi la longue liste des martyrs du Printemps noir. Le jeune Farid ACID a été en effet l’une des premières victimes du génocide orchestré par le pouvoir mafieux et assassin en Kabylie et dont les responsables jouissent à ce jour d’une impunité totale.

Mouvement des Aarchs Kabylie dans Politique faridacid_kabylie

Une autre victime de la violence étatique qui s’est abattue en 2001 sur la Kabylie vient de rendre l’âme le dimanche 26 juillet 2009 en France, allongeant ainsi la longue liste des martyrs du Printemps noir. Le jeune Farid ACID a été en effet l’une des premières victimes du génocide orchestré par le pouvoir mafieux et assassin en Kabylie et dont les responsables jouissent à ce jour d’une impunité totale.

Pour rappel, ce blessé atteint par des balles explosives, au thorax et à la colonne vertébrale avait été, grâce à une prise en charge de l’ONG Médecin du monde, transféré d’urgence en France pour y subir de lourdes interventions chirurgicales. Cependant, après des années de souffrances, il finira par tirer sa révérence devant le mal implacable qui rangeait son existence.

Le Mouvement citoyen des Aârchs, qui n’a cessé de réclamer vérité et justice pour toutes les victimes des exactions massives du Printemps noir, tient encore une fois à s’élever contre l’amnistie offerte de facto aux assassins et l’amnésie imposée comme une camisole de force sur la conscience collective. Il est clair que le refus d’y répondre, ne serait-ce que dans la forme par l’actionnement d’une justice aux ordres, n’est rien moins qu’une prime donnée allégrement à la violence érigée comme instrument de gouvernance et d’alternance clanique au pouvoir et cette volonté têtue, affichée et assumée de ne pas « lâcher » les auteurs des tueries en Kabylie n’en est aussi qu’une preuve péremptoire de l’interaction des forces du mal au sein de l’Etat. Et dernièrement lorsque le chef de l’Etat dit n’avoir rien compris aux événements du Printemps noir, en suggérant de faire passer la tragédie en pertes et profits sans besoin d’enquête ni de procès, il ne fait en réalité qu’avouer le caractère planifié et prémédité de ces assassinats perpétrés à des desseins inavouables. Quoiqu’il en soit, ce génocide orchestré par des forces gouvernementales contres des citoyens désarmés devra tôt ou tard remis sur la table et ses responsables devront y rendre des comptes. Le peuple algérien devra aussi savoir que quand bien même les chemins vers la liberté peuvent paraître tortueux et difficiles, ils sont néanmoins les seuls possibles pour sortir des impasses meurtrières d’un système politique rentier, clientéliste et corrompu qui s’inscrit à contresens de l’Histoire

La population est invitée à venir massivement assister aux obsèques du martyr qui auront lieu le samedi 1 Août à 13 H à Tizi-Ghenif, commune de Tizi-Ghenif.

source : Mouvement des Aarchs Kabylie

la 128e victime du printemps noir

 

http://mak.makabylie.info/Farid-Acid-Le-128e-martyr-du?lang=fr

Son enterrement aura lieu samedi 1 août 2009 à 13h à Tizi-Γennif, soyons nombreux pour lui rendre un dernier hommage ! La Kabylie ne l’oubliera jamais.

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Communiqué du MAK

TIMANIT I TMURT N IQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE
MAK

FARID ACID
Le 128e martyr du printemps noir

Farid ACID, un jeune de Tizi-Ghennif (80km Sud-Ouest de Tizi-Ouzou), vient de rendre l’âme. Alors qu’il n’avait que 21 ans lors des événements du « printemps noir » (Kabylie 2001) il fut atteint par les gendarmes qui, dans sa localité aussi, avaient ouvert le feu sur les manifestants dont il faisait partie. Il avait fallu beaucoup d’interventions pour avoir jusqu’à un élévateur à même de le faire monter dans l’avion qui l’avait transféré en France. Après huit années d’hospitalisation à l’Hôtel-Dieu de Nantes, condamné à la chaise roulante pour le restant de sa vie, il avait de temps en temps nourri espoir de guérison. Il vient d’y succomber à ses blessures.

Le MAK s’incline à la mémoire de Farid ACID et assure la famille de cette 128eme victime de sa solidarité et de sa compassion.

Le MAK rappelle qu’il saisira bientôt les instances internationales sur les jeunes kabyles assassinés par le pouvoir algérien de 2001 à 2004.

Ce martyr nous rappelle cruellement tous ses camarades et nous invite au recueillement pour leur rendre hommage. Il nous rappelle aussi que tant que la Kabylie n’aura pas son autonomie régionale, les assassins qui nous gouvernent peuvent récidiver.

Paix à nos martyrsVive la Kabylie libre et autonome

Kabylie le 31/07/2009

Mouloud Mebarki, secrétaire général du MAK

arton5450582b.jpgMouloud Mebarki, secrétaire général du MAK

Entretien accordé à la Dépêche de Kabylie

 

Le MAK est prêt à aider les autres régions d’Algérie qui demanderont leur autonomie

Où en est le MAK dans sa lutte ?

La question kabyle est aujourd’hui posée au niveau de l’ONU. Le président du mouvement a fait une déclaration à New York auprès de l’instance permanente des peuples autochtones, le 26 mai dernier.

Donc, on peut dire que vous êtes passés d’un état embryonnaire à une maturité et que vous activez réellement sur le terrain ?

Depuis un bon moment et la structuration du mouvement est toujours en cours. Il y a eu une prise de conscience de la part des Kabyles après une crise de confiance née suite à certains événements passés et nous sommes d’ailleurs présents dans presque toutes les communes de la Kabylie.

C’est quoi l’autonomie de la Kabylie pour vous ?

Il faut que les gens sachent que notre mouvement n’est ni séparatiste ni extrémiste. Nous ne cherchons que l’autonomie économique et la gestion de notre région tout en reconnaissant le président de la République, le drapeau, la politique étrangère du pays, la défense et la monnaie et armoiries. Ce que nous demandons est aussi demandé par le FFS qui parle de fédérations et le RCD qui parle de régionalisation, mais sans qu’aucun d’eux n’apporte des éclaircissements.

Nous sommes prêts à aider les régions d’Algérie qui demanderont leur autonomie et nous souhaitons que ces régions nous comprennent dans notre démarche

Et si ça se concrétise, serez-vous prêts à assumer ?

Ce n’est pas du populisme mais je vous assure que l’après-autonomie, nous y pensons sérieusement et un travail a été déjà préparé. Disons que tout est fin prêt, que ce soit dans le secteur de l’éducation, de la justice ou autre. Nous voulons éviter le phénomène de l’impréparation.

Qu’est-ce qui est prévu dans votre programme pour les jours à venir ?

Nous sommes en train de préparer notre université d’été pour le début août à Adekar. Outre nos militants, il y aura la présence de beaucoup de démocrates. Nous n’excluons personne et tout militant convaincu par notre combat est le bienvenu qu’il soit de tel parti politique ou de tel autre. Pour éviter de le transformer justement en parti politique, notre mouvement s’éteindra le premier jour de l’autonomie de la Kabylie.

Ferhat, votre président, sera-t-il présent ?

Le pouvoir a émis un mandat d’amener contre lui et ses avocats n’ont pas accès à son dossier. C’est incompréhensible. Alors notre bureau exécutif a décidé de demander à Ferhat de ne rentrer au pays que lorsque la Kabylie aura besoin de lui. D’ailleurs, il fait un excellent travail en ce moment à l’étranger

Et avec le travail fait en Algérie, pensez-vous que les autres régions comprendront votre démarche ?

Comme je l’ai déjà dit, c’est notre plus grand souhait et nous sommes convaincus que nous serons compris malgré les attaques répétées d’une certaine presse arabophone qui essaye de semer la haine avec l’objectif de monter les autres régions contre nous. Ils nous ont accusés d’avoir eu des contacts avec les responsables israéliens… Tout ce qui a été dit sur le président de notre mouvement est faux et d’ailleurs nous déposerons plainte en espérant que la justice fera convenablement son travail, sinon cela prouvera encore une fois de plus, qu’il n’y a pas de justice en Algérie, l’une des raisons qui nous ont poussés à revendiquer notre autonomie.

Entretien réalisé par A. Gana
Dépêche de Kabylie-site makabylie.com

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