Archive pour 'Culture'

Lancement d’une académie de musique kabyle à Montréal

musicmatoub.jpgUne académie de musique kabyle vient d’être créée à Montréal, au Canada. C’est un enseignant de mathématiques et musicien de jazz, kabyle, d’origine algérienne, Smaïl Hami, et un Québécois, Sylvain Huneault, professeur de musique, organiste professionnel, qui sont derrière ce projet ambitieux. L’académie Kabylia, qui est avant tout une école, avec un programme varié, est dotée d’une salle de spectacle de 80 places. Selon ses initiateurs, l’école organisera également des ateliers de théâtre et de chorale. Le les week-end, des représentations de théâtre, des spectacles de musique kabyle et de musique classique seront au programme.

Sources

Premier dictionnaire monolingue Kabyle-Kabyle

kamelbouamara.jpgC’est un événement historique pour tous les Kabyles. Le premier dictionnaire monolingue Kabyle-Kabyle vient de naitre avec ses 6000 entrées. Son concepteur, un enseignant au département de la langue et civilisation amzigh à l’université de Vgayet, le Dr Kamel Bouamara. Sa sortie est prévue pour la semaine prochaine aux éditions l’Odyssée de Tizi-Ouzou.

Issin, akka i d isem n usegzawal ara d-yeffɣen ɣur teẓrigin L’odysée, deg Tizi Wezzu, ddurt i d-iteddun. Issin d asegzawal n teqbaylit s teqbaylit ; ad tafem deg-s azal n 6000 n tewwura (entrées). Ad tafem deg-s awalen n teqbaylt n yal ass, maca ad tafem daɣen awalen n tussniwin, am tjerrumt.

ARRAZ-ines deg tnedlisin : 1200 DA

Commune d’Adekar : Tizi-Ougueni, un village en pleine mutation

S’investissant dans tous les domaines de la vie communautaire, la djemâa, en collaboration avec la jeune association Thiwizi, est parvenue à redonner confiance aux villageois et à resserrer les liens déliés de la communauté.

Fondé au 15e siècle, selon la volumineuse monographie réalisée par deux étudiants du village, Tizi-Ougueni, avec ses 1072 hectares, paraît être le plus grand village de la commune d’Adekar. Autant sa superficie est vaste autant les besoins collectifs se font de plus en plus sentir. Après avoir traversé une période de mésintelligence et de démobilisation totale provoquées essentiellement, comme on le dit si bien au village, par « El boulitique », Tizi-Ougueni, dont la population est estimée à plus de 1000 habitants, a retrouvé ses derniers temps sous la houlette du comité du village et de l’association culturelle Thiwizi la voix de la fraternité et de la solidarité.

En l’espace de quelques mois seulement après son installation, la nouvelle djemâa a réussi à restaurer la dynamique de groupe et à donner un certain dynamisme au village en renouant avec les grandes actions de volontariat et en s’assignant des projets bien précis dont certains sont déjà réalisés. S’investissant dans tous les domaines de la vie communautaire (social, culturel, cultuel…), la djemâa, en collaboration avec la jeune association Thiwizi, est parvenue à redonner confiance aux villageois et à réussir le pari de resserrer les liens déliés de la communauté. « Le village, comme beaucoup de localités kabyles, a traversé de pénibles épreuves, il s’est totalement désorganisé à cause notamment des frictions politiques. Heureusement que les bonnes volontés existent toujours. Grâce au travail de groupe, le village peut se targuer aujourd’hui d’avoir retrouvé la voix de la raison » nous déclare un villageois. Tout le monde tend actuellement à consolider cette nouvelle réalité.

Même un éducateur du village qui fait provisoirement office d’imam, dans ses prêches de vendredi, insiste souvent sur l’urgence d’oublier les vaines querelles et de s’associer pour le bien de la communauté. Avec le concours de l’APC notamment avec l’approvisionnement du comité en matériaux de construction, le village a déjà à son actif des projets d’envergure réalisés grâce au volontariat. Le plus en vue est peut-être le réseau d’AEP, terminé et inauguré ces jours-ci, qui met un terme à la corvée d’eau que supportait le village depuis sa fondation. Le raccordement de tous les foyers à l’AEP est perçu comme l’une des plus grandes victoires de l’année 2010. Réalisation d’une place publique, aménagement du mausolée d’un wali essalah du village Sidi Brahim Akhelladi, éclairage public, divers travaux de nettoiement… « Beaucoup de choses ont été réalisées, mais il nous reste beaucoup d’autres choses à faire pour fixer nos populations et les motiver à travailler au bien être de toute la communauté » nous déclare Harzouz Amer, le tamen du village.

Le plus onéreux projet inscrit pour le long terme est la grande mosquée érigée au milieu du village qui malgré qu’elle ne soit pas encore finalisée affiche un aspect imposant, une partie de son sous-sol va abriter sous peu la bibliothèque de l’association Thiwizi. Pour célébrer la fraternité retrouvée et ses belles réalisations, le village a organisé diverses activités durant la dernière décade du mois d’avril. En l’honneur du village mais aussi bien du 30e anniversaire du printemps berbère, Tizi-Ougueni s’est paré aux couleurs du printemps : couscous collectif, gala artistique, expositions diverses (plats traditionnels, bijoux kabyles …), confection d’une revue « spécial printemps berbère », azenzi… Après ce sursaut d’énergie, le village a maintenant les yeux rivés sur d’autres grandes réalisations. « Nous n’avons pas beaucoup de moyens mais nous avons retrouvé le chemin de la bonne volonté, avec l’assistance de l’APC dont je tiens à souligner la disponibilité, nous allons entamer dans les tout prochains jours la réfection de notre fontaine publique et peut-être restaurer certaines anciennes maisons pour les transformer en petits musées kabyles » nous déclare le responsable du village.

Azenzi, une tradition ressuscitée

Tizi-Ougueni a ressuscité Azenzi, une des plus vieilles traditions kabyles qui se perd et dont les jeunes générations n’en connaissent même pas le nom. Sortie collective aux champs, cueillette de fleurs et organisation de petits jeux notamment la recherche par couple d’œufs cachés dans les buissons : voici à gros traits en quoi consiste cette fête printanière. Cette tradition institutionnalisée jadis par la Kabylie puritaine, pour permettre aux jeunes célibataires des deux sexes de se rencontrer et y établir à l’occasion des liens de mariage, s’est quasiment éteinte ces dernières années. La scola-risation des filles l’a rendue de fait, caduque. « Ce que nous visons à travers cette célébration, c’est la redécouverte de nos traditions et leur transmission aux nouvelles générations. C’est vrai, le coté matrimonial de cette tradition est dépassé, mais il reste quand même le coté divertis-sement collectif qu’il faut sauvegarder » nous dit Halim Hamou, le président de l’association Thiwizi.

Par Boualem B.
Sources

Hymne National Kabyle: ASS N TLELLI (Jour de la Liberté)

Hymne National Kabyle

ASS N TLELLI (Jour de la Liberté)


d ass-a i d ass n tlelli
d ass i deg aɣlan aqvayli
yufrar d ger tmura
yal yiwen ad-d ittwali
taseddaṛt i fi nuli
nnig-s ur d-ikki kra
xas ma tukwal nɣelli
ur ǧin i neḥvis tikli
nessawaḍ di tagara
iṭij i si-d neflali
ass a azekka a nili
mi nezga nvedd i tnekra

nekni d aɣref n tlelli
nekni d tafat i tmuɣli
nekni d times d wuzzal
nekni d tamurt d igenni
nekni d aggur d tziri
nekni d iseɣ d wazal
nekni d tiẓet d tayri
d talemmast ak d yiri
nekni d illel d wakal
nezmer i tniri d tiẓgi
afus ur ittergigi
ɣef talwit nezmer i ccwal

 

d ass-a i d ass n tlelli
d ass i deg aɣlan aqvayli
yufrar d ger tmura
yal yiwen ad-d ittwali
taseddaṛt i fi nuli
nnig-s ur d-ikki kra
xas ma tukwal nɣelli
ur ǧin i neḥvis tikli
nessawaḍ di tagara
iṭij i si-d neflali
ass a azekka a nili
mi nezga nvedd i tnekra

 

nekni d azref d isekkim
ger imeqranen a neqqim
nekni d tifrat d umtawi
nekni d afḍis d ugelzim
yeddan d tussna d uvelkim
fellaɣ teḥṛses neɣ d llwi
isem nneɣ aqvayli d afzim
f nyir d amaziɣ urqim
fellas lḥif a-t nezwi
kkert ak a-ɣid walim
d nnuva nneɣ a-ɣ-d tezzim
ass-a yi a-tt id nawi

 

 

Lien de la chanson

Assam Mouloud, Aqlalas ou l’œuvre littéraire qui résiste à l’épreuve de l’usure

La chanson kabyle a connu de nombreux cas de chanteurs qui, bien que leur talent ne soit pas à prouver, ont quitté la scène sans tambour battant, préférant se consacrer à d’autres domaines où il règne encore un peu de bon sens… Hassan Abassi, l’auteur de la célèbre chanson Âyigh di ddunit Âyigh…[je suis las de vivre], observant les engrenages ubuesques du monde de la chanson, s’est consacré totalement à la médecine. Medjahed Hamid n’a-t-il pas choisi de laisser dans l’armoire son produit car convaincu de la cupidité des éditeurs ? En poète désenchanté, Si Moh de son côté préfère aujourd’hui s’occuper de sa petite épicerie dont il fait un gagne-pain et continue à écrire pour son propre plaisir.

assammulud.jpg
En dépit de ces retraites anticipées, ces chanteurs continuent à nous marquer, parfois avec un seul de leurs titres. Car un chef-d’œuvre résiste toujours à l’épreuve du temps. Qui ne se rappelle pas d’Aqlalas d’Assam Mouloud ? Qui ne s’est pas laissé émouvoir par cette chanson ?
Dans sa courte carrière de chanteur, Assam Mouloud, quinquagénaire, a produit 14 chansons. Aqlalas dont il sera question dans cet article a été enregistrée à Alger en 1978 en compagnie d’un musicien et non des moindres : Mahboubati.
Ce qui captive dans la chanson Aqlalas c’est, nous semble t-il, le mariage entre une modernité musicale très marquée et un très beau texte traditionnel. La mélodie qui habille le texte est jouée sur des notes de guitare sèche très harmonieuses, agréables à l’écoute. Le texte est d’une densité poétique remarquable. C’est d’ailleurs la marque principale des textes poétiques traditionnels, tant au niveau lexical, rhétorique et autres. Le poème Aqlalas a une facture poétique traditionnelle.
Aqlalas porte sur un thème pour le moins classique dans la poésie kabyle : le départ et l’exil. La poésie traditionnelle regorge de pièces poétiques traitant de ce phénomène qui aura beaucoup marqué tant les candidats au départ que ceux qu’ils laissent derrière eux. La déchirure se produit dans les deux camps. Aqlalas est un dialogue entre une voix féminine et une voix masculine. Le texte déroule ainsi les moments forts de ce drame que constitue tout départ forcé. La voix féminine mobilise toutes les images traditionnelles pour s’adresser à son fils/son amant (selon chaque auditeur) :

Ay aqlalas ssbeâ bu tissas
Axelxal abeldi abeldi

Les qualificatifs associés au candidat au départ sont très appréciatifs. Ce qui dénote le fort attachement du sujet énonciateur et qui rend la séparation plus affreuse. Car au départ de l’enfant/l’amant chéri, c’est souvent un monde qui s’écroule pour toute mère :

S yixef-ik ay ggullegh
Armi yi-teğğid’ weh’di

Il ne s’agit pas de reproche proprement dit car le cœur d’une mère pardonne toujours, même à celui qui la blesse le plus, mais un besoin de dire, de se dire, d’exorciser le mal qui, souvent, est la seule moisson pour une mère qui voit partir ses enfants. Elle a recours alors à la complainte [acewwiq] pour extirper le mal. Surgissent alors des paroles qui font mal car elles s’arrachent des entrailles, mais des paroles belles tout de même. Car ce qui provient d’une mère l’est forcément :

Γef wass-nni mi iruh’ wekyis
Mi nerra sslam-is
Netta iruh’ nekkni ns’ubb-d
A tajeâbubt n wegris
Yecbeh’ weksum-is
Deg wul-iw ur t-yettif h’edd
Mi sligh wi d-yebdern isem-is
Yewwed’-d lexyal-is
S imett’i la nâebbed.

Ces paroles touchantes jusqu’à réduire en larmes, à couper le souffle, ce sont celles d’une maman. On les reconnaît à la nature des épithètes : ukyis, tajeâbubt n wegris… Car à ses yeux, son fils est toujours le meilleur :

Deg wul-iw ur t-yettif h’edd

Y a-t-il plus fidèle, en effet, qu’un cœur d’une mère à l’égard de son enfant ?
Les paroles de la mère/amante sont tellement bouleversantes que le départ se fait dur, pénible pour le candidat. Le sujet masculin réalise ainsi que partir c’est mourir un peu…Voire beaucoup ! Car, que reste t-il quand on abandonne des rêves ?

Ma d tura trab gher lsas
Kulci bnigh fell-as
Rrigh-as tablat’ i wul

Commence alors la descente aux enfers pour le sujet :

Ay ghligh gher lbir s lqedd
Leslak ulah’ed
A yemma qrib i yi-yečči
Lmuja fell-i tz’edm-d
Iz’ri-w yesretm-d
Di lgherba h’edd ur nessin
Ttxil-k a yul dekker’-d
Rebbi ur yeghlid’ h’edd
Ncallah a nezger salmin…

Ce passage rappelle Aâmer le personnage du roman Faffa de Rachid Aliche qui, vivant un conflit intérieur très aigu, sombre en pleine méditerranée. Le sujet du texte poétique Aqlalas sombre dans un semblable état de perte traduit par l’expression leslak ulah’ed [Sans nulle issue de secours]. L’engloutissement est ici une métaphore de la perte de repères et d’identité en milieu d’émigration :
Di lghertba h’edd ur nessin…

De l’autre rive, même lointain, l’instinct maternel continue à prodiguer des conseils :

In-as i yetbir n ss’ur
ghur-k di leh’rur
Tewâer yelli-s n medden

Dans la société traditionnelle, le fait de prendre femme en milieu d’émigration était perçu comme une forme de déchéance. L’étrangère [yelli-s n medden] est vue comme une source de menace pour la famille. D’où l’appel maternel à la prudence. [Ghur-k di leh’rur !] Remarquons par ailleurs que le statut du sujet masculin reste intact aux yeux de l’instance féminine : il continue à être l’oiseau rare (itbir n ss’ur). Itbir [Le pigeon] est le symbole classique de la beauté masculine. Une beauté que visiblement rien ne peut entamer. L’asile le plus sûr n’est-il pas le cœur d’une mère ?
Le poème Aqlalas est très dense. La réussite auprès du récepteur d’un texte poétique est à l’image des émotions et des souvenirs qu’il provoque en lui : plus il y en a, plus il l’aime, il le garde en mémoire, il le marque.
La mélodie de la chanson Aqlalas est très belle, la matière verbale très riche. Il faut ajouter un motif d’embellissement esthétique : le timbre particulier de la voix de Assam Mouloud. C’est le mariage réussi de cet ensemble qui fait durer l’œuvre aussi longtemps car ne l’oublions pas : la chanson est la rencontre de la voix, du texte poétique et de la musique. Et en cela Aqlalas est sans aucun doute une rencontre heureuse!

Amar Ameziane

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Ay Aqlalas chantait par Ali Amran.

Muhya: Tamacaḥut n sidna Muh Terri

Partie I

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Partie II

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Partie III

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Partie IV

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Partie V

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Partie VI

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Partie VII

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Partie VIII

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Smaïl ZIZI, sculpteur kabyle “fait de marbre et de bronze”!

zizsmail01.jpgSmail Zizi, sculpteur, est né à Aokas en Kabylie. Il est diplômé des Beaux-arts d’Alger et de Carrare en Italie.

En 1973, il s’installa à Carrare pour développer sa recherche artistique et surtout se perfectionner en taille directe sur marbre et technique de fusion en bronze.

Il participera ensuite à de nombreuse manifestations artistiques :

- Biennale de La Spezia, Cennacolo Buttini Carrara, « Scolpire all’ aperto » Carrara, « Scolpire su pietra » Fannano ,Festival de sculpture à Aubagne (France).

- Commissions privées à Boston, Dallas, New-York.

- Exposition personnelle à Alger.

- Réalisation de nombreuses statues monumentales dans de différentes villes d’Algérie et de trois statues pour le Musée National de l’Histoire d’Algérie.

- Monument pour l’Aviateur,Lunigiana(Massa-Carrara).

- En 1992, il fut choisi pour tailler la plus grande statue de Bouddha en jade, à Bangkok (Thaïlande).

- Expositions : Carrara, Pisa, Pontedera, Livorno et en Suisse.

- Premier Prix « Gronchi » de Sculpture Pontedera.

- Premier prix de sculpture « Premio Nazionale d’Arte citta di Livorno »,(Rotonda 2007).

- Prix Spécial à la Biennale Internationale de la Sculpture de Toyamura, Okkaido(Japon).

- Oeuvre choisie par la « Cassa di Risparmio di Carrara » offerte au journaliste Lorenzo Cremonesi (Corriere della Sera) à l’occasion du Festival « Con-vivere ».

Smail Zizi,

Atelier : Via S. Martino 1 – 54033 Carrara – Italie

Tel. 39 339 3078043

E-mail : rina.orsini@fastwebnet.it

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« Je dois avouer que le charme et en même temps l’inquiétude que j’éprouvais à chaque fois devant ma sellette ont caractérisé toutes mes années d’études, d’abord à l’École des Beaux-arts d’Alger, à tel point qu’au moment où je décidai de fréquenter l’École Supérieure des Beaux-arts je dus me « battre » pour créer la section sculpture. En première année, j’étais donc l’unique étudiant dans cette section, assisté d’ un enseignant polonais. Je pensais avoir eu dans cette école un bonne préparation, mais j’avais l’impression que quelque chose d’important me manquait. Ma grande satisfaction fut quand je découvris pour la première fois le marbre de Carrare.

Pour moi la taille directe était la vrai sculpture, ça m’impliquait émotivement et physiquement. Le marbre transformait mes idées, modelées d’abord en argile, il traduisait donc mes sentiments et les matérialisait devant moi, il me révélait ses secrets et les connaitre me faisait souffrir, j’ai appris à l’aimer et à le respecter tout en le craignant, à le seconder dans sa propre nature pour pouvoir y obtenir le maximum de ses prestations.

Et c’est avec cette « religiosité » que je m’approche encore aujourd’hui à cette matière : quand je la choisi, quand je la taille ;et à partir du moment où la figure commence à prendre forme c’ est comme si il y aurait entre nous un pacte qui m’accompagnera jusqu’à la fin de l’œuvre… et au delà. »

Smaïl ZIZI

Son site

“La Fête des Kabytchous”, de Nadia Mohia. Diatribe à la face des Kabyles traités de “brailleurs des rues”

Par Abdennour Abdesselam

242181285915222240106093316930688072280189n.jpgS’il est alors du droit et du devoir pour un auteur de jeter un regard critique utile et nécessaire sur sa société, il n’en demeure pas moins que les limites de la réalité décrite devraient être respectées. Au-delà du réel étudié, la critique glisse et se transforme en un exutoire qui exprime, en vérité, une situation mal assumée.

C’est le cas du livre déversoir de Nadia Mohia (sœur de Mouhend U Yahya) intitulé la Fête des Kabytchous. D’entrée, le titre à lui seul, inconvenant et provocateur, suggère une véritable diatribe jetée à la face de la société kabyle.

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SADEK REBAÏ, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION CULTURELLE ADRAR N’FAD «L’écrit est la meilleure façon de préservation»

Adrar N’Fad d’Aït Smaïl, dans la wilaya de Béjaïa, est l’une des associations les plus actives en Kabylie. Cette entité se prépare activement pour accueillir la 8ème édition du Festival de poésie d’expression amazighe dédié à la mémoire de Mouloud Mammeri. Sadek Rebaï, son président a bien voulu nous en entretenir un peu plus. Suivons-le :

Le Courrier d’Algérie : Sadek Rebaï, vous êtes le président de l’association culturelle Adrar N’Fad. Pouvez-vous nous parler un peu de cette association ?

Sadek Rebaï : Évidemment, je suis le président de l’association culturelle Adrar N’Fad de la commune d’Aït Smaïl, et ce, depuis le 22 septembre 2008 à ce jour. À propos de cette association, j’aimerais dire qu’elle est dans sa seizième année d’existence, elle est fondée le 10 mars 1994, par un groupe de jeunes natifs de notre localité, et agréée le 29 juin 1994 sous le numéro 94/71. Il est utile de rappeler que l’appellation de l’association fait référence à la montagne qui délimite du nord la commune d’Aït Smaïl.

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De la qalaâ des Beni Hammad à Béjaïa (Algérie) : Triq Essoltane, mille ans après…

l355xh460jpgqalaa1fd30e.jpgIl y a tout juste mille ans, en 1007, naissait dans le Hodna, au pied du Djebel Taqarbouzt, la dynastie berbère des Hammadites. Dans un milieu quasiment désertique, le royaume de la Qalaâ des Beni Hammad allait faire naître une brillante mais éphémère civilisation, qui allait rayonner sur tout le Maghreb.

Soixante années après sa naissance, les souverains de ce royaume prospère durent transférer leur capitale des Hauts-Plateaux du Hodna vers les montagnes kabyles de Béjaïa, fuyant devant les essaims dévastateurs des Beni Hilal et des Beni Solaïm….

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