Pourquoi je soutiens le M.A.K

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Par: Tilleli 

Pour la Kabylie, les carottes sont cuites et râpées, et ce, depuis 1962. Rien ne sert de se lamenter sur le triste sort du pays kabyle. Tant que les Kabyles ne se montrent pas catégoriques, clairs et précis quant à ce qu’ils souhaitent réellement faire de leur Terre. Aujourd’hui, nous sommes toutes et tous d’accord sur le constat. Amère est sa conclusion : le pays kabyle va mal et son salut ne viendra jamais de l’Algérie. Son peuple vit dans le désordre organisé, la pauvreté réfléchie. Une gestion par le mépris et pour le mépris. Après tant d’années de tâtonnement, d’attente d’un improbable soulèvement politique des Algériens pour une république de justice, de droit et d’égalité entre les différents peuples qui la compose. Il est clair maintenant que la Kabylie est différente du reste de  l’Algérie.

C’est ainsi. Rien ne sert de courir après son ombre dans l’espoir de le rattraper et de corriger quelques défauts physiques pour séduire sa belle. Inutile de forcer les peuples algériens à se débarrasser du mal qui ronge leur existence. Nos grands-pères, grands-mères, nos pères, nos mères se sont lourdement trompés de guerre. Nous voici en train de payer au prix fort leurs erreurs politiques. Leur innocence et naïveté. Leurs rêves d’une nation prospère. Leurs chimères nous sont devenus des cauchemars qui assassinent nos enfants, frères et sœurs.  Le combat culturel mené jusque-là par plusieurs générations est dépassé, périmé, déprimé.  Aujourd’hui, il faut poser le problème en termes politiques. Se fixer un objectif d’émancipation à court terme. Radicaliser le discours politique, faire du lobbying pour convaincre la communauté internationale de la justesse de notre cause. Pour ce faire, la rupture avec l’ancien discours berbériste est incontournable, inévitable. Une vraie rupture avec l’État ségrégationniste algérien et son idéologie arabo-musulmane. La Kabylie doit manifester définitivement, sans détour, son désir d’indépendance et le fasse savoir aux yeux du monde.

Nous sommes environ dix millions d’habitants et d’autres millions vivants à l’étranger, particulièrement en occident. Paradoxalement, nous n’avons jamais songé à fonder un État. Alors que  la communauté internationale trouve, légitime la création d’un État palestinien avec trois millions d’habitants ou encore un État pour le Polisario fort de quelque 75000 âmes. Pourquoi ? Parce que nous avons cru aux promesses d’une indépendance sereine, nous avons cru au discours « flniste » quant à la patience à montrer aux maçons qui nous construisent une très belle demeure qui résisterait à toutes les tempêtes qui traverseront le ciel de l’histoire.
Aujourd’hui l’heure est venue pour les Kabyles de songer à récupérer leur indépendance perdue au lendemain de la deuxième guerre contre la France. Au lendemain de la défaite de 1857. Tout le monde le reconnaît et le déclare, excepté certains intellectuels kabyles trop frileux pour prendre une position politique ferme. Trop clanique, pour rejoindre un Mouvement Autonomiste d’essence populaire. Ils se contentent au détour d’une page ou un micro tendu de dénoncer les agissements du pouvoir algérien, des islamistes et des Kabyles de service dont ils veulent se différencient. À propos, ces Kabyles de service ne sont-ils pas des Algériens algérianistes au même titre que ces intellectuels frileux qui les dénoncent ?

Non-messieurs. Définitivement non. Accepter d’être algérien, de vivre sous l’autorité de son autoritarisme. C’est admettre que le « président » de l’État ségrégationniste algérien vienne en Kabylie pour insulter notre identité. Pour déclarer ouvertement et pour l’occasion sans emphase, que notre langue ne serait JAMAIS, une langue de la nation algérienne. Que l’Algérie est UN PAYS arabe musulman et le demeurera ainsi jusqu’à la fin des temps. Se taire ou murmurer un pschitt de contestation, c’est se soumettre au choix des “Kabyles de service” qui soutiennent « le banquier généreux ».  C’est obéir au diktat de la dictature colonisatrice. En revanche, lorsque la Kabylie serait effectivement autonome et le sera tôt ou tard. Ou si la Kabylie manifeste son désir d’indépendance, et cette noble ambitionne est suivi d’effet, les Kabyles de service disparaîtront naturellement de notre paysage. Ils iront vivre en Algérie ou ailleurs, car la Kabylie libre et indépendante retrouvera son âme. Retrouvera ses valeurs ancestrales. Alors il n’y aura plus de place à celles et ceux qui n’y croient pas en son avenir. Pour la simple raison : elle ira vite, beaucoup très vite pour eux, vers son avenir, vers la science, la liberté de conscience, d’expression. Il n’aurait plus place aux magouilles « des services de l’obscurantisme »

Je finir par une proposition délibérément provocatrice : si vous intellectuels kabyles et autres grincheux des tavernes, vous ne croyez pas à notre indépendance. Vous ne croyez pas à nos capacités intellectuelles, psychologiques… et vous supposez toujours que le kabyle doit être nécessairement gouverné par une main étrangère. En revanche vous voulez  toujours NOUS débarrasser de l’épidémie arabo-islamisme qui ronge le corps, l’esprit kabyle. Faisons par exemple, comme Mayotte. Organisons un référendum pour la réintégration de la Kabylie dans le giron de la République française. Beaucoup trouveront cette idée complètement abracadabrantesque, illogique, farfelue, énoncée par un esprit perdu pour la raison.  Est-elle plus absurde que celle d’accepter l’appartenance à l’Ouma arabia-islamia qui finira inévitablement par nous AVALER tout crû ?

Au vu de la proximité géographique, l’intégration à l’Italie ou l’Espagne peut éventuellement s’envisager. Sauf que les rapports à la France sont particuliers. En effet, le passé et les liens historiques qu’il y a entre les deux pays sont beaucoup plus marqués. La communauté linguistique dans la mesure où la langue française est l’une des langues de la Kabylie font que la France est une destination privilégiée des Kabyles. Rassurez-vous. La France ne souhaitera JAMAIS réintégrer la Kabylie dans la République. Comme, il est une certitude que l’ultra majorité des Kabyles diront un NON majuscule à la proposition. Car ils croient en leur capacité à s’auto gouverner.  Ils marchent vers leur liberté. Toutefois on l’aura fait. Et le jeu en vaut la chandelle.
Pourtant un exemple existe dans le monde Mazigh : Melilla, terre de nos frères Rifains. Melilla, tout en étant dans le Rif, reste une entité administrative espagnole, donc européenne. Il fait tout de même bon vivre à Melilla (colonie espagnole) plutôt qu’à Nador (colonie marocaine) ou à Tizi-Ouzou (colonie algérienne). L’on me dira qu’un colonialisme reste un colonialisme ! J’acquiesce, cependant vivre au sein d’un État où règne la démocratie fusse-t-elle relative, vaut mieux que subir un État totalitaire et arabo-musulman de surcroît.

L’on sait très bien que la Kabylie a plus de liens avec la France qu’avec l’État algérien. Sinon comment expliquer cet exode “massif” vers la France ? Indubitablement nous faisons plus confiance à la justice française qu’à celle de l’État algérien. Nombre de ressortissants kabyles se naturalisent ou réintègrent la nationalité française… Il est grand temps de sortir de cette hypocrisie qui pousse à dire que nous ne devons pas trahir le sang de nos ancêtres qui sont morts pour l’Algérie.  Morts pour une nation qui n’existe toujours. Morts pour une république qui nous chasse comme les sangliers en terre de Saoudite. Non, terminer l’hypocrisie, les faux semblants. La vérité, nos ancêtres se sont trompés d’ennemis et de cause pis que des ânes aveugles. L’Algérie nous a fait plus de mal que la Turquie et France coloniale.

Disculpons-nous du mythe de la guerre d’Algérie, changeons de références historiques. Débarrassons-nous du nationalisme algérien menaçant et dangereux pour notre civilisation, voire notre existence même. Libérons-nous de la culpabilité d’être kabyle. Ces mots soulèveront des critiques, surtout des insultes genre “aherki”* etc., j’e m’en fous comme de ma première cacahuète tombée dans un égout. Les faits sont là : l’horizon de la Kabylie était, reste et restera la méditerranée, l’Afrique et l’Occident. Osons l’assumer, disons-le haut et fort : soyons libres, réhabilitons Anzar et les autres dieux, retournons à nos sources libyennes, numidienns, égyptiennes, réintégrons la Méditerranée et l’Afrique de Massinissa. L’on finira enfin avec le monde des ténèbres arabo-islamiques. La ligue arabe qui protège les criminels de guerre. La conférence islamique qui empêche tout progrès scientifique, le passeport vert islamico-terroriste qui nous ferme toutes les frontières… Donnons sa chance à la Kabylie, sortons de l’Enfer, convainquons l’Europe, le monde occidental, les Africains à nous accepter comme une entité méditerranéenne, africaines, et non orientalo–arabo-musulmane.

*traitre. Vendu, bouffeurs de jambon.

Commentaires

  1. GHERAB Abdellah dit :

    le *traitre. Vendu, bouffeurs de jambon que tu es tu sais je mangerai avec beaucoup de plaisir de ton jambon , la description est judicieuse je te felicite pour l’objectivité avec laquelle tu as depeint l’impasse que vis la nation kabyle et j’ai surtout apprecié ton terme  » nous avons mené une revolution et un combat qui n’etait pas le nôtre d’ailleurs notre frere et leader ferhat l’a si bien dis ,nous et nos encetres (Dieu leur fasse miséricorde) nous avons defendu des causes qui n’etaitent nullement les nôtres ,mais je crois que presentement l’espoir est permis tout commence à bouger s’organiser à comprendre là où est l’interêt du peuple kabyle et à aller dans la direction de la liberation de notre nation ,en tout cas je te felicite pour ce verbe sans ambage et pour ta crudité pour definir et fixer les choses dans leur reel contexte
    Le plus amicalement que je puisse Abdell

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