il ne faut plus se voiler la face

Par: Pluralité Liberté

Superfétatoire les vaines tentatives de couvrir la réalité d’un linceul de non-dit. C’est par l’islam que s’arabisent les Kabyles, Ichawiyens, Ichenwiyuns, tous les Mazighes. C’est par l’école algérienne que l’islam a réinvesti les foyers Azwaw. Sans cette immixtion, ce coup de force. Le peuple de Jerjer s’acheminait lentement mais surement vers une séparation à l’amiable néanmoins définitive avec la religion mahométane. Devenu un objet encombrant, un fardeau lourd pour nos épaules laîques, un mensonge que l’on trimballait par respect aux anciens qui l’ont légué de génération en génération.  Leur POSITION est compréhensible en effet ils n’avaient d’autre choix pour protéger notre identité que la soumission de façade. Le temps de s’en défaire comme bon nombre des traditions oubliées sur les routes du passé. Devait s’amorcer la vielle de l’indépendance.

Mille fois hélas ! Les disciples ben badissiens « Peuple algérien est musulman, l’arabité, il atteindra » planqués à l’abri des frontières dans l’attente de l’inéluctable dénouement heureux de la guerre de 1954 : l’in-dépendance. Ont, dés la proclamation d’indépendance pris le pouvoir par la ruse, la force, le meurtre. Ils accoucheront d’un état totalitaire, idéologique sous le régime des démagogues reposant sur des contraintes, exactions  militaires. Il n’est pas nécessaire d’être un divin pour appréhender le projet central de la malversation, spoliation. Le complot historique – politique – religieux — ethnique. D’ailleurs, il est déifié par le truchement d’ {émirisation}. Statufié et exposé sur la place publique pour altérer la raison. Toute langue, personne, même ceux atteints de cécité historique, intellectuelle traduiront aisément la définition : vassalisation, dictature, enrichissement par captation des richesses naturelles. Concernant l’identité réelle du peuple : génocide par extinction de la langue Amazigh. Oui messieurs, mesdames nous sommes victime d’un GE-NO-CI-DE. Tout kabyle a le devoir de le faire savoir au monde.

Le temps qui est patient et ne ment pas a révélé les desseins crapuleux d’un pouvoir illégitime, criminel. La tragédie froidement préméditée. Il a réanimé l’esprit kabyle qui exprima sa volonté de siéger dans le présent, façonner élaborer son avenir. Il s’est préalablement donné la force, la motivation de crier au pied de Jerjer le refus de s’éteindre. La férocité des tentatives de le réduire en silence. La fermeté incendiaire, les mensonges, l’injustice, le déni identitaire, la haine du citoyen kabyle. L’ont conduits à signifier le rejet d’une disparition programmé par un projet politique d’autonomie régionale avec en arrière fond, l’idée d’un état fédéraliste. Quant au massacre de 2001, il a extirpé des cœurs, effacé des esprits d’une majorité de Kabyles le sentiment de nationaliste algérien qui leur a coutait une nation. Aujourd’hui, même si en apparence, la tendance prédit une talibanisation massive de la région. Les premières liures de liberté réaliseront les projections du temps : dé-islamisation de Jerjer.

Le fédéralisme finira-t-il par séduire les quatre points cardinaux du pays ?

À l’heure actuelle l’inverse se pavane dans la presse algérienne et menace les autonomistes des foudres de l’inquisition. L’aveuglement coupable de la majorité des arabophones exigeant des Kabyles le contraire de ce qu’ils revendiquent pour les palestiniens, s’affirme. L’acceptation, le soutien même d’une fermeté inhumaine destructrice envers la Kabylie se précisent. Les propos immondes, crasseux cyniques des intellectuels proches du pouvoir militaire-arabe musulman s’aiguisent. Bref rien de merveilleux sous le ciel des ben badissiens. Ah zut y a un point, mais tellement chiffonné par un usage excessif qu’il a manqué de passer inaperçu : ils incitent les Kabyles à être plus vindicatifs. À radicaliser la revendication pour discréditer, les {sécessionnistes terroristes} auprès de l’opinion internationale.

Eh bien ! Disons-le tout haut. En effet inutile de se cacher hypocritement derrière son petit doigt. Si l’entente, un destin commun, un dialogue politique, l’étiqueté, la justice sociale, l’officialisation d’appartenance à ce territoire s’avèrent impossibles à satisfaire par des moyens pacifique, démocratique. Si le pouvoir reste obtus, raciste sourde à la revendication kabyle. Si les citoyens arabophones de l’Algérie persistent dans l’anathème, l’injure. Le droit à l’autodétermination s’arrachera par la lutte armée. Les gens de raison qui peuple encore ce monde nous soutiendront.

En attendant, l’on suggère solennellement à toutes les personnes expertes en clabaudage anti Kabyle. Prétendument ne comprennent pas pourquoi il pleut dans nos cœurs, gronde l’orage en nos esprits… De laisser de côté un instant leur vertueuse férocité d’accusateur. De cesser momentanément d’ânonner {oui monseigneur}. Se mettre au service du savoir empirique. Observer objectivement, honnêtement la situation. S’il leur manque une référence pour l’analyser, ils n’ont qu’à puiser dans leur répertoire de pro palestinien. Ou se poser la question : que ferons-nous si l’on nous prive de l’enseignement de notre langue. De toute existence politique ? Ensuite ils pourront reprendre leurs multiples arguments massue théorisant l’arabisation des Kabyles, Chawis, Chenwis par tous les moyens et pour leur bien être.

D’où me vient-elle cette constatation d’un divorce entre les Kabyles et l’islam ?

Ne manqueront-ils pas d’interroger les mercenaires de la plume. Les vacataires du mensonge, à la morgue dynamisée par le chèque tendu par l’inspirateur des écrits. La main droite serrée à l’étranglement sur le texte destiné au décervelage du peuple. Ainsi que les oummistes sanguinaires  crépusculaires. Meurtriers de la conscience libre, bourreaux de la science tant redoutée.

Bien que n’étant pas un docteur ès analyse. Il me suffit pourtant, pour justifier, bonifier mon propos, de discuter avec les personnes ayant eu vingt ans dans les années soixante-dix. Quatre sur six sont agnostiques, athées.

D’abord, orientons la réflexion, sous l’arbitrage impartial des chapitres (cet article est tiré d’un écrit en cours) sur la cinquième personne. Elle est une étrangeté singulière. Difficile à cerner de prime abord. En effet, le monothéisme lui offre une opportunité de témoigner sa révérence au mystère {qu’importe son nom} auquel il croit. Sans produire d’effort pour domestiquer sa spiritualité spécifique. Laissant ses interrogations métaphysiques hanter ses rêves. Attention le dépeindre sous le portrait d’un complice ou accoler un engourdissement intellectuel à l’individu. C’est avouer sa méconnaissance de la situation. Faire fit de la complexité des lieux qui nourrit les raisons de la révolte kabyle. En effet, la recherche et conceptualisation d’une vision spirituelle distinctive. Exige de considérables efforts. Un enseignement de sa propre langue pour théorisé élaboré des pistes. Étudier minutieusement les mythes et les interprètes. Personne n’ignorer l’emprisonnement de la langue kabyle dans les geôles arabe musulman.

De sorte avant l’émergence des savants du désordre, du crime sous le règne du divin. Nostalgiques d’un temps qui jamais ne fut sinon furtivement. Faute de proposition pour une existence terrestre accomplie, recommandent le paradis par la destruction. Que l’on remerciera chaudement, car ils ont su déterrer une évidence : l’islam est dangereux. Tel qu’il était appliqué en Kabylie, des années soixante-dix, pénétrée par l’esprit des lumières. L’islam lui convenait. Il lui servait de point d’ancrage, d’appui. Sachez que le christianisme aurait tout autant rempli cette fonction, si cette religion était répandue à l’époque à Jerjer. Ou encore le judaïsme.

Effectivement durant onze mois, il lui fiche une paix royale. Ne l’interroge jamais sur le nombre de versets mémorisé. Ni le respect total ou partiel de ses piliers. D’ailleurs, ni les versets ni les commandements ne l’intéressaient. Seul comptait le symbole. En contrepartie, accepter de se conformer à moitié à la règle du changement d’horaire des repas quotidiens est chose aisée pour qui souhaite témoigner son amour au dieu monothéiste.

Ainsi, comme on le constate son observation partielle du carême n’est dictée par aucune ferveur religieuse ou adhésion à l’islam. Plutôt comme sus-cité par l’attraction qu’exerce sur lui le concept d’un dieu créationniste, interventionniste omniprésent. Quant aux messages des doctrines monothéisme, dont il se méfiait. Ils ne sont qu’une indication, une représentation. Un brouillant imparfait, parsemé d’erreur, de manipulation, falsification. Ils sont l’ombre de l’idée originelle perdue dans les failles du temps, théorisant un chemin vers le divin.

Le sixième {{s’est}} convainquit qu’il est un croyant illuminé par la foi. Un fidèle d’une communauté d’élection.

Les composantes nommées et celles ignorées par l’article s’agencent parfaitement dans un puzzle représentant un schéma très précis de ce qu’était (est) la pensée kabyle. Elles mériteraient toutes que l’on s’arrête un instant pour s’en faire une idée, même très vague. Afin précisément, d’effort en effort, réactiver les neurones de la pensée kabyle.

Injustice et solidarité

En dehors des anciens, tout le monde trouvait ridicule et à juste titre, la fameuse amende « pour non-observation du carême ». Cependant, le kabyle respectueux des lois de sa tribu acceptait son application. Beaucoup voyaient un excellent moyen de cotiser à la caisse commune. Leur importance prend une dimension phénoménale, lorsque les finances affluaient pour la construction de mosquée aux minarets inappropriés. Insultant pour les villages privés de toutes infrastructures des plus basiques. Ils étaient oubliés, abandonnés sans le moindre scrupule par le pouvoir des nains du sous-jacobinisme altéré. Seules les amendes, les contributions villageoises contribuaient à améliorer la société.

Les cinq sont révoltés par « l’argent dilapidé ». Ils souhaiteraient plutôt la construction des bibliothèques, des salles de cinéma, stades, librairies… le sixième partage leurs demandes, aspiration, compatit à leur tristesse. Toutefois, il est content de son privilège. La hauteur des silos du malheur le met presque en transe.

En ces moments de dévoilement de l’immobilisme archaïque, planifié. De l’injustice flagrante des tenants du dogme imposée par la terreur. Privilégiant l’absurdité religieuse véhicule de l’inégalité entre peuples et l’imposition de l’arabe. Au détriment de la reconnaissance de la singularité, de l’intelligence temporelle et le respect mutuel.

Le cinquième est taraudé par une controverse opposant sa kabylitude et la croyance au monothéiste. En ces instants l’islam lui apparait comme un monstre, l’hydre dévoreuse de conscience particulière. En fin fond de lui, une voix l’interpelle : je suis ta langue, ta pensée, ton trésor. Je suis la philosophie qui te guidera vers la voie spirituelle auquel t’inspires secrètement. L’intelligence qui t’ouvrira les portes de la science. Je suis l’âme de mon peuple. Oublie le monothéisme cause principal du malheur de mon peuple. Écoute et suis ma voix, elle te guidera vers la raison.

Quant à leurs parents {transmetteur} {relieurs} du message mahométan. À la différence des aïeuls, soumis par la sentence du sabre : la mort. À quelque exception prés, ils continuent à adhérer par manque de temps à consacrer à la réflexion philosophique. En effet, ils n’avaient ni le temps ni la possibilité de développer des idées transcendantes. Cependant, ne disaient-ils pas à leurs enfants « aujourd’hui, grâce à vos études, c’est à vous de comprendre et expliquer ». Ils ont accompli leur devoir : leurs enfants sont kabyles.

Pour conclure, les Kabyles, Chawis, Chenwis ont de la mémoire, retiennent les leçons. Mais Ô malheur, ils répètent toujours les mêmes erreurs. Corrigeront-ils la plus cruciale en ces temps de construction d’un avenir que jamais n’égaliserait le moindre passé des Imazighens : une nation libre.

 {Dis-leur : une école kabyle est une priorité élevée.}



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