FFS: quel avenir? (2ère partie).

images2.jpgLe FFS adressa son mémorandum aux « décideurs »: les généraux Mohamed Lamari, alors chef des corps d’armée et Mohamed Mediene, patron des services secrets (DRS) et bien sûr au fraichement élu, deux ans plutôt, et contre lui-même, Abdelaziz Bouteflika. L’objet de ce mémorandum tournait autour de l’organisation d’une transition sans problèmes majeurs et dont l’armée peut l’accompagner jusqu’à sa phase finale et se retirer définitivement du champ politique. Cela dit, le FFS manœuvre aussi du côté du mouvement naissant. Il investit massivement les nouvelles structures conçues sous forme de coordinations de communes et de aârchs (tribus) jusqu’à en avoir une structure majeure qui est la coordination inter-wilayas (départements).

Bien que faisant des réserves sur la suite des événements, le FFS apporta son soutien à la marche de la coordination inter-wilaya des aârchs, daïras et communes organisée à Alger un certain 14 juin 2001 pour la remise de la plate-forme de revendication appelée depuis « plate-forme d’El Kseur » du nom du lieu de son adoption et constituant depuis l’objet d’un bras de fer infernal entre le mouvement et le pouvoir. La marche de plus d’un million de Kabyles (la plus gigantesque jamais organisée en Algérie) dérape grâce au guet-apens tendu par l’Etat algérien. Les militants du FFS jouèrent un rôle prépondérant dans l’évacuation des blessés, la gestion d’une situation grave (six manifestants tués ainsi que deux journalistes, plus de 200 disparus et une chasse aux Kabyles atroce menée par les flics avec et sans képis).

Tout le monde rentre en Kabylie où les émeutes d’une portée cette fois-ci défensive comparativement à celles d’avril et de mai, signe d’un échec du mouvement, reprennent avec férocité. Aux réunions du jeune mouvement des coordinations récupérateur de l’insurrection au détriment du FFS (ce dernier se sentait lésé); les cadres de ce parti y assistaient et y investissaient tout leur effort. La majorité des réunions au niveau des communes se déroulaient en présence des élus locaux du FFS, puisqu’étant à cette époque là majoritaire au sein des instances locales en Kabylie.

Le premier choc survient en août 2001 lorsque le FFS tenta de mettre sur place une structure parallèle à celle existante dans la commune du chef-lieu de Tizi-Ouzou. Ce qui a été suivi par les déclaration d’Aït Ahmed sur la chaine d’Al Jazeera, qualifiant la dénomination de « aârchs » de produit du « laboratoire noir » du régime pour diaboliser le « mouvement citoyen » ainsi que par la démission du président de l’assemblée de wilaya de Tizi-Ouzou sous pression de son parti après sa présence dans une cérémonie organisée par la gendarmerie à Tizi-Ouzou alors que ce corps est totalement boudé par la région pour les dizaines d’assassinats commis contre les manifestants…à suivre Le Montagnard

Commentaires

  1. Amesfulman dit :

    L’avenir du FFS,comme celui du RCD est en Kabylie,pas ailleurs.Nos deux partis « gladiateurs » doivent tirer les leçons d’une stratégie « algérianiste » sans issue et suicidaire pour la Kabylie.Ils ne pourront pas éternellement tourner le dos aux aspirations du peuple kabyle,faute de quoi ils finiront dans les poubelles de l’histoire.C’est le Dr Said Sadi qui a écrit,à juste titre,avant 1988,que « l’arabo-islamisme est le tombeau de la démocratie ».

  2. MMBENDOU dit :

    Il y aune vermine qui est installer en Kabylie , qui est le RCD,d’un cote il montre a l#etat son interet pour l’arabite, et d’un autre cote il reclame la langue Amazigh se qui incompatible au valeures de l’amazighite.
    Le RCD eT seul responsable de tous ce qui se passe en kabylie.
    Moi vive le MAK ET LE GPK c’est le seul espoire pour la kabylie.

  3. vendetta dit :

    Le FFS comme les aârches d’ailleurs ont été tous les deux dépassés par l’ampleur des événements. Les enjeux étaient tellement majeurs, que les jeunes rebelles n’ont pas su garder le cap de la protesta. Désarçonnés, ils ne savaient guère à quel saint se vouer. L’émeute était leur seul gage pour exprimer un désarroi et un mécontentement qui s’accumula au fil des années. Des lors, un encadrement de ce mouvement devenait presque quasi autoptique. Aujourd’hui, au lieu de parler de l’échec il faut tirer les leçons de ce mouvement. Parceque tout le monde était dans le bain, et tout le monde a cautionné ou a participé d’une part ou d’une autre ce résultat.

  4. Amassa dit :

    La kabylie a ete et est trahie par les siens et ça continue,tout ces partis quel qu’il soit ont tous participer a la ruine et decheance de l’algerie et devrait etre traduit devant le TPI ça serai le dernier sursaut salutaire pour ce peuple metriser,mepriser et humilier devant les nations etrangeres.l’information est capitale pour denoncer toutes ces derives politiques qui n’ont de politique que la corruption et magouille.Notre seule chance et espoir pour nous citoyens Kabyle est le MAK qui nous menera a l’autonomie il y va de notre survie.ON en a asser de la deception , du mensonge et de la lassitude.Continuer a denoncer l’injustice et les derives de ces diregents de ce pays,la reussite du MAK ne se fera que par la veritée et la denonciation de ces voyoux.

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