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Archive pour novembre, 2009

TAKFARINAS À PROPOS DES INSULTES DES ARTISTES ÉGYPTIENS «Nous sommes des Amazighs et eux, qui sont-ils?»

Tak dénonce la campagne égyptienne contre l’Algérie

Rencontré au Soudan, à l’occasion du match de l’Equipe nationale contre l’Egypte, l’auteur de la chanson Zaâma Zaâma, Takfarinas, revient dans cet entretien sur les moments forts qu’il a vécus, au même titre que tout le peuple algérien, après la qualification des Verts en Coupe du Monde. Par la même occasion, il annonce la sortie de son nouvel album pour le printemps prochain…

L’TakfaExpression: Avant de se pencher sur les nouvelles de Tak dans le domaine artistique, qu’avez-vous à dire sur la qualification des Verts au Mondial de Johannesburg 2010?

Tak: Je suis fier de notre équipe. Toutes mes félicitations. C’est une équipe jeune et dynamique. Elle a la volonté acharnée de gagner. Après cette étape importante, j’ai toute confiance en l’entraîneur Saâdane, le président Raouraoua et le ministre de la Jeunesse et des Sports pour lui permettre de réaliser de meilleures performances. Le duo Saâdane-Raouraoua est la force tranquille de cette équipe nationale. Ils savent que les meilleures équipes ne sont pas celles avec lesquelles les Verts ont déjà joué; elles sont celles contre qui ils auront à se battre.

Au Soudan, j’étais avec l’ancienne Equipe nationale. Il ressortait de nos conversations qu’il fallait à cette jeune équipe beaucoup de matchs amicaux pour élaborer des stratégies et développer le jeu collectif. De plus, je me réjouis qu’après de très nombreuses années de deuil et de violence où elle n’était connue au niveau international que pour différentes tragédies, l’Algérie soit enfin évoquée pour une chose positive. Si, bien sûr, ceux qui vivent en Algérie ont été incomparablement éprouvés, vous devez savoir que nous qui vivons à l’étranger, nous avons aussi souffert et nous souffrons de voir notre pays confronté soit à la violence des hommes, soit aux catastrophes naturelles. Toutes les grandes nations ont affronté de semblables épreuves et ont réussi à les surmonter. J’espère que mon pays suivra leur exemple. Et j’espère que cette qualification à la Coupe du Monde est un signe qui annonce une nouvelle ère pour les Algériens. Je souhaite que nos élus utilisent cette occasion unique pour engager notre pays dans la voie du bonheur et du développement. Car nous avons tout ce qu’il faut pour réussir, Inchallah. Ne pas oublier, aussi, le grand rôle joué par la presse algérienne et la Télévision nationale. Elles méritent d’être félicitées. Vous avez tenu à vous déplacer au Soudan pour supporter l’Equipe nationale…
Je me suis d’abord rendu en Algérie pour voir le match retour entre l’Egypte et l’Algérie qui a eu lieu en Egypte. Je voulais vivre avec les Algériens l’événement dans le cas où nous aurions gagné, tellement cette joie m’avait manqué. Mais, la joie d’une éventuelle victoire s’est transformée en cauchemar lorsque j’ai vu à la télévision les images de l’agression dont les joueurs algériens ont été victimes. Leur bus saccagé, des joueurs blessés à la veille d’un match, pour moi, c’était du jamais-vu. Et pourtant, à Blida, au match aller, nous avions accueilli les Egyptiens avec des fleurs. Mais, ce qui m’a fait le plus mal, c’est que la Fifa n’a prononcé aucune sanction. C’est alors que j’ai décidé d’aller soutenir notre équipe au Soudan, coûte que coûte.

Des artistes égyptiens se sont impliqués dans la campagne anti-algérienne pour porter atteinte à la Révolution algérienne, à nos martyrs et aux Algériens. Qu’avez-vous à dire à ces artistes?

Tout d’abord, les Egyptiens n’ont pas digéré notre qualification. En plus, on a déjoué leurs calculs. Ils ont cru qu’en jouant au Soudan, compte tenu de l’éloignement, les joueurs algériens auraient peu de supporters et que les Soudanais allaient soutenir l’Egypte. Ils étaient certains que les Algériens, seuls et sous pression, allaient perdre le match. Mais le Président de la République, Monsieur Bouteflika, a joué un grand rôle en prenant la bonne décision. Je l’en félicite. Il a envoyé 15.000 supporters en renfort. J’étais avec eux au Soudan. Cela s’est très bien passé, aussi bien à l’aller qu’au retour. Il faut aussi saluer le directeur général d’Air Algérie et tout son staff qui, en trois jours, ont organisé le déplacement imprévu de ces 15.000 personnes. Croyez-moi, pour faire cela, il faut être un pays développé, et nous sommes en bonne voie. Ensuite, concernant les artistes égyptiens, je vous livre une anecdote personnelle. Lorsque j’ai réédité la chanson Salamat en 1996, elle a été diffusée sur les radios du monde entier, sauf en Egypte. Elle a été interdite de passage sur les ondes égyptiennes. Et pourtant, cette chanson ne parle que de paix. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai rien compris à la raison de cette interdiction. Alors qu’il n’y a jamais eu de censure en Algérie contre la culture égyptienne, bien au contraire. Nous dormions et nous nous réveillions avec les chansons et les films égyptiens. Armi d ulamek! Ensuite, concernant les propos sur l’Algérie. Si les propos rapportés par les journalistes sont exactement conformes à la réalité, c’est extrêmement choquant. C’est une honte pour les gens qui les ont prononcés, ils abaissent la valeur de leur pays en tentant d’abaisser la nôtre. En insultant les moudjahidine, ils ont dépassé le domaine du sport. Ça me dégoûte, je ne trouve pas de mots pour dire ce que je ressens. Il appartient aux représentants de l’Algérie d’exiger des excuses. Enfin, ils croient nous insulter en disant que nous ne sommes pas des Arabes. Tous les peuples ont leur dignité. Mais ceux qui nous insultent ont mis du temps à découvrir que, même si nous sommes musulmans, nous sommes aussi des Imazgizhen. Ils veulent nous faire honte et nous, bien au contraire, c’est de la fierté que nous avons pour notre Amazighité. Ceux qui nous insultent, savent-ils qui ils sont? Savent-ils qui est Sheshonq ou Shashnaq? Moi qui sais qui je suis, je dédie cette qualification à tous les moudjahidine qui ont combattu pour la liberté, de la guerre d’Algérie jusqu’au Printemps noir.

Revenons à Tak. Un nouvel album pour bientôt?

Oui, je suis en train de finir l’enregistrement de mon album qui sortira en mai 2010. Il est vrai, j’avais promis de le sortir pour 2009. Je demande pardon à mon public de ne pas l’avoir fait. Mais la situation de crise n’était pas favorable à une sortie d’albums. D’ailleurs, je ne suis pas le seul artiste dans ce cas. Et je ne suis pas le seul à avoir pris ce type de décision. Face à une situation économique préoccupante, le public doit savoir que l’artiste n’est pas le seul décideur. La maison de disque a aussi son mot à dire.

Pourriez-vous nous parler avec plus de détails de cet album?

C’est un album de seize titres. C’est un disque qui, je l’espère, fera plaisir à tout mon public et en particulier à ceux qui aiment le chaâbi. En effet, j’ai enregistré huit titres dans le genre chaabi, mais métissés, bien sûr, avec mon style yal. Et les huit autres titres sont dans la veine yal music. J’ajoute qu’il y aura une grande surprise, mais je ne peux rien dire. En tout cas, cette surprise, ce n’est pas un duo. A l’heure où je vous parle, l’album est presque entièrement enregistré. Mon seul souhait à présent, c’est qu’il plaise au public.

A quand une tournée de Tak en Algérie?

Je n’ai pas chanté dans mon pays depuis 1991. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Depuis 2005, je tente de monter une tournée en Algérie. Pour mon retour, je veux quelque chose de différent de ce qui se fait; je veux quelque chose de grandiose. Il me semble qu’en tant qu’artiste algérien, puisque notre musique a déjà fait le tour du monde, il est de mon devoir de tout faire pour réaliser un spectacle unique. Et je crois que les Algériens ont le droit de voir monter chez eux ce type de projets. Ils méritent d’assister à de grands shows à la dimension de la culture algérienne. Parce que je n’oublie pas que c’est en Algérie que se trouve mon premier public.

C’est le public du nid duquel j’ai pris mon envol. Je suis bien conscient de l’envergure d’un pareil projet. Mais je sais ce que je veux; je sais comment le faire; je sais combien ça coûte. Je suis convaincu que c’est un projet fiable. Il ne me manque qu’une seule chose: l’accord des autorités et du ministère de la Culture. Mais j’ai confiance; le bon moment arrivera, Inchallah. Car je n’ai d’autre rêve que de chanter chez moi devant les miens. Pour conclure, je dirais: «One Two Three, viva l’Algérie! Three, Two, One, Viva Soudan!» Rendez-vous avec l’équipe en Afrique du Sud, Inchallah. Je termine par souhaiter aux Algériens, Saha Laïd n’wen. Saha Aïdkoum.

Tahar FATTANI

Sources

Ainsi le Kabyle A.Y.Abdenour devient un Arabe !

Ainsi le Kabyle A.Y.Abdenour devient un Arabe !

aliyahiaabdenour.jpgAlkarama for Human Rights, Fondation de droit suisse fondée en 2004 par une équipe bénévole de juristes et de militants des droits de l’homme, décernera le 10 décembre prochain son prix annuel à une personnalité ou à une organisation ayant contribué de manière significative à la protection et à la promotion des droits de l’homme dans le monde arabe. Cette distinction sera décernée pour l’année 2009 à Maître Abdenour Ali-Yahia, juriste kabyle qui s’est consacré pendant 40 ans à défendre et promouvoir les droits de l’homme en Algérie. La cérémonie s’ouvrira sur une courte présentation de l’Alkarama Award et du lauréat de cette année et sera suivie d’un discours de Maître Abdenour Ali-Yahia en personne.

Avocat de formation, Maître Abdenour Ali-Yahia a milité au sein du mouvement national algérien et a été emprisonné pendant cinq ans durant la guerre de libération nationale. A l’indépendance en 1962, il a été membre de l’Assemblée constituante puis membre du gouvernement, avant de démissionner de son poste ministériel pour protester contre les atteintes à l’Etat de droit par les autorités de l’époque. Par la suite, il s’est consacré à l’exercice de son métier de juriste et à la défense des droits de l’homme, ce qui lui a valu détention et déportation. Maître Abdenour Ali-Yahia est le fondateur en 1985 de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (www.la-laddh.org), reconnue officiellement par les autorités algériennes en 1989 ; il en est aujourd’hui le président d’honneur.

Né le 18 janvier 1921 à Taka Ait Yahi en Haute Kabylie, Maître Abdenour Ali-Yahia est présenté comme le doyen des défenseurs arabes des droits de l’homme. Il est l’auteur de « Algérie : Raisons et déraison d’une guerre » (Editions L’Harmattan, Paris 1996) et « La dignité humaine » (Editions INAS, Alger, 2007). A.Y.Abdenour devient « arabe » pour la circonstance. Encore une fois les arabistes altèrent l’identité d’un Kabyle pour s’approprier sa notoriété et l’instrumentaliser en faveur de l’arabisme.

La Cérémonie de remise de l’Alkarama Award pour les Défenseurs des Droits de l’Homme du « Monde Arabe » se déroulera le vendredi 11 décembre 2009, à 18 heures au Centre International de Conférences Genève. Quitte à paraître vétilleux, nous ne saurions nous accomoder de cette énième boufonnerie qui néglige l’un des droits de l’homme le plus élémentaire, celui du respect à l’identité culturelle (notamment de ses langues), qui nous range dans le plus fallacieuse des servitudes.

Karfuszi Tizi-Ouzou Kabylie

Sources : kabyle.com

MENACES DE ZERHOUNI CONTRE LE MAK ET LES KABYLES.

Communiqué du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie


boutesrikazarhouni63d3e.jpgEn marge des travaux de la 14e Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée Occidentale (CIMO ou 5+5) qui vient de se tenir à Venise les 24 et 25 novembre 2009, Le ministre algérien de l’intérieur a déclaré (en français) sur une chaine privée italienne (Canale 2000) :
« Pour l’Algérie, nous considérons que la lutte antiterroriste ne se résume pas uniquement aux stratégies sécuritaires, mais nous pensons qu’elle doit intégrer le traitement efficace de la matrice idéologique de ce phénomène ». A l’entendre parler de cette façon, tout le monde penserait à l’école, la mosquée, les partis islamistes, le ministère du culte… Eh bien, Non ! Pour M. Zerhouni la matrice idéologique est loin d’être tout cela. Ce qu’il entend exactement par cette formule est ailleurs. Ecoutez-le :
« Je m’explique ! Pour certains pays de l’autre côté de la Méditerranée, on ne pense qu’au radicalisme musulman. Or, ce n’est pas ça le problème, il existe aujourd’hui d’autres idéologies radicalistes, extrémistes et intégristes, qui ont pour essence ou le christianisme ou le judaïsme, voire ceux qui se cachent derrière des revendications culturelles locales. Comme certains concepts négativistes, formulés et exprimés par d’autres extrémistes sous le couvert d’une spécificité culturelle locale apportent de l’eau au moulin de ce que nous appelons la matrice idéologique du terrorisme. Alors, nous nous disons que ce sont là des concepts inadmissibles, car ayant pour origine non seulement un radicalisme religieux, mais également des positions politiques qui font penser à des philosophies et à des concepts (…) dont nos amis européens ne semblent pas encore mesurer les effets dévastateurs que nous devons combattre par tous les moyens.. ».

Mercredi 25/11/2009, les chaines de télévision algériennes (Canal Algérie et la A3) , ont repris en arabe ses propos qu’elles ont traduits par : « Al-Irhab tahta ghita’a al hawiya al mahalliya » ce qui veut dire en français « le terrorisme sous couvert d’identité locale ». La presse algérienne a censuré ce complément d’explication, sans doute parce qu’ils connaissent trop Yazid Zerhouni pour être un provocateur depuis qu’il avait qualifié de « voyou », le lycéen Guermah Massinissa dont l’assassinat par des gendarmes en 2001 était à l’origine du « printemps noir » et de ses 128 morts kabyles.

Cette déclaration de guerre contre le MAK augure-t-elle d’un nouveau génocide en Kabylie ? Pourquoi, à ce moment précis ? L’Histoire nous apprend que tous les génocides de populations démunies de protection ont suivi des scénarios préparatifs analogues à celui-ci, et dans lesquels des déclarations de ce type ne sont que des signes avant-coureurs.

Le MAK qui ne se laisse pas pour autant intimider condamne avec vigueur ces propos et cette manie de prendre des démocrates pour des terroristes et de sanguinaires terroristes islamistes pour des anges. Le Ministre de l’Intérieur algérien montre ainsi sa vraie nature et le camp de son gouvernement : celui du terrorisme.

Le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie met en garde contre les tentations racistes antikabyles du régime algérien et alerte l’opinion internationale sur les dérives qui peuvent de nouveau en résulter.

Kabylie le 26/11/2009

Sources: www.makabylie.info

“Nous ferons une marche de 100 000 supporters contre Hannachi”

Conférence de presse, hier, de Slimane Kerrouche, à l’hôtel Lala Khedidja

“Nous ferons une marche de 100 000 supporters contre Hannachi”

“La lumière doit être faite sur les 37 appartements attribués à Moh-Chérif Hannachi à Alger”. “Le club est devenu un véritable centre de transit”.

228279150.jpgC’est désormais chose faite, le comité de supporters de la JSK est à pied d’œuvre, son président Slimane Kerrouche à animé, hier, une hannachi1.jpgconférence de presse à l’hôtel Lalla Khedidja, à Tizi-Ouzou, où plusieurs thèmes sont évoqués. Mais l’esssentiel de son intervention s’est polarisé sur l’actuel président de la JSK, Moh Chérif Hannachi, sommé de rendre des comptes sur la gabegie qui caractérise le fonctionnement du club. “Le comité des supporters du 1er novembre” est la dénomination retenue pour la structure, entérinée lors de cette conférence de presse, qui a vu la participation de plus de 150 invités,  en plus des journalistes, venus des quatre coins du pays. Slimane Kerrouche a tenu d’abord à faire l’éloge du onze algérien, de l’Etat algérien, du gouvernement, du président de la République, de tout le peuple algérien où qu’il se trouve, de l’entraîneur national, du président de la FAF, pour avoir défendu l’EN jusqu’à sa qualification méritée en Coupe du monde.  Le président du comité des supporters de la JSK a aussi condamné tous les dérapages qui ont surgi en Egypte, contre les Verts et les supporters algériens, notamment par les médias égyptiens qui ont alimenté la haine et la discorde contre l’Algérie.

Les autorités algériennes étaient à la hauteur

Le conférencier a rappelé que pour la wilaya de Tizi-Ouzou, plus de 200 tickets ont été distribués aux supporters de l’EN pour se rendre à Khartoum. Il remercie au passage l’entreprise ETRHB, qui a été l’un des rares sponsors de cet évènement. En précisant que les autorités algériennes ont été à la hauteur devant l’exigeance du moment, en mobilisant tous les moyens humains et matériels afin de réussir la mission, qualifiée de mission hautement patriotique.  Il dira en substance que les autorités nationales à tous les niveaux ont facilité le déplacement de nos supporters. «La victoire et la qualification de l’équipe nationale ont permis au peuple algérien de se réconcilier avec lui-même.  La solidarité nationale et dans la diaspora a dépassé tout entendement et aucun peuple n’a prouvé mieux à travers le monde. Les Algériens ont, une fois de plus, démontré à la face du monde l’esprit civilisé et sportif avec lequel ils affrontent les difficultés et les épreuves à chaque fois qu’elles sont posées. Ni insultes ni dérapages n’ont été les réponses des Algériens à l’agression égyptienne, la cinglante réponse leur a été donnée sur le terrain sportif en remportant une victoire méritée. «C’est grâce justement à l’intervention de l’Etat, qui a mis à disposition tous les moyens nécessaires, que l’EN a assumé honorablement sa mission en rendant heureux le peuple algérien après 23 ans de disette. Nous souhaitons plein succès à notre onze national en Angola pour la Coupe d’Afrique et en Afrique du Sud pour le mondial», enchaîne-t-il, tout en regrettant que des dirigeants de club ne se soient pas mélés dans l’euphorie nationale, pour encourager et féliciter l’équipe nationale. Il cite le président de la JSK, qui a brillé par son silence dans toute l’ambiance qui a entouré l’équipe nationale, lui qui a préféré aller séjourner en France pendant les match de l’EN en Egypte et à Khartoum.

«Nous prêtons serment aux martyrs de 54 à 62»

«Il nous a été reproché par l’actuel président de la JSK d’avoir mis sur pied un comité de supporters sur un cimetière de morts, confusion sciemment entretenue, puisqu’il s’agit du carré des martyrs à M’douha le 1er novembre. Cette dérive lexicale de la part du président de la JSK renseigne et met à nu le fait que Moh Chérif Hannachi n’a jamais mis les pieds au carré des martyrs de M’douha, que ce soit les 1er novembre, le 5 Juillet ou le 17 octobre, toutes les dates commémoratives de nos valeureux martyrs. Le choix de ce lieu est mûrement réfléchi de notre part, il dérange nos détracteurs, c’est afin de préter serment d’être dans la continuité et la voie de l’engagement et du sacrifice qu’ils ont fait que nous créons ce comité de supporters en ce lieu et en cette date. Nous avons à maintes reprises approché les responsables du club de la JSK, pour lancer l’initiative ensemble, ils nous opposé une fin de non-recevoir. Ce comité de supporters de la JSK, que j’ai l’honneur de présider après une élection, bénéficie de la caution de milliers de supporters, qui ont approuvé la structure. Le président de la JSK, Moh Chérif Hannachi, a exigé que le président du comité de supporters doit être membre du bureau de la JSK. Or, son propre comité qu’il a institué en présence de 14 personnes dont le président n’est que le beau-frère d’un ancien joueur de la JSK qui n’est ni membre de la direction du club et je présume qu’il n’a jamais suivi une rencontre de la JSK à Tizi-Ouzou. Le comité de supporters fera tout pour rehausser l’image de marque de notre région, la Kabylie fait partie de l’Algérie et l’Algérie ne peut se défaire de la Kabylie.  Le conférencier s’en défend en héros, pour répliquer à Hannachi, qui l’a accusé de zéro dans les colonnes de la presse écrite nationale.

Nous lancerons une pétition d’un million de signatures pour demander une audit de la JSK

En clamant toujours que les portes de la JSK sont ouvertes, pourquoi alors nous les trouvons toujours scellées. Je connais beaucoup de choses sur la JSK, presque tous les secrets, en ce sens que Hannachi complote pour m’éloigner des affaires du club en usant de tous les moyens, y compris la menace. Je vous déclare la détermination à aller jusqu’au bout avec une démarche pacifique, politique et démocratique. Seul lui sait que je l’ai tiré d’affaires à risques incommensurables et je lui lance le défi de prouver le contraire. Pour les besoins de la transparence, le comité des supporters lancera une pétition d’un million de signatures afin d’exiger une audit sur le fonctionnement, le financement, la destinée des fonds, les transferts de joueurs de la JSK. Mon passage pendant 10 ans à la JSK m’a permis de comprendre beaucoup de choses. Je défie Moh Chérif Hannachi de prouver avoir donné un sou à la JSK, qu’il exhibe un ordre de virement ou un chèque, alors que moi, je dispose de toutes les preuves de mes contributions financières et de prise en charge. La JSK est une vache à traire pour Moh Chérif Hannachi, elle est une machine à sou, qu’il ne peut abandonner. D’ailleurs, je suis sur un projet d’éditer un livre intitulé JSK, business ou football, qui sera dans les étals des librairies dans 6 mois. Comment expliquer qu’en 17 ans de règne de Moh Chérif Hannachi, 43 entraîneurs ont été limogés et sont sortis par la petite porte, la dernière illustration est le Français Lang, chassé de l’hôtel pour se retrouver dans la rue et dépossédé de son véhicule. Son salut est dû à des hommes de dignité de la région. Actuellement, le club est resté sans entraîneurs, puisque les entraîneurs nationaux ou étrangers appréhendent de prendre en main le club sous la présidence de Hannachi. Pourquoi les voies raisonnables sont toujours rejetées par l’actuel président ? Si on n’est pas sage à 60 ans, on ne peut pas s’attendre à l’être à 70 ans. Aucun joueur de la JSK ne figure en équipe nationale, exception de Chaouchi et de Gaouaoui évoluant ailleurs qu’à la JSK. Le club est devenu un véritable centre de transit, alors que la région dispose de grands talents, qu’on peut trouver à Tizi-Ouzou, Béjaïa et Bouira.

Nous appelons à une marche de 100 000 supporters contre Hannachi

Juste pour clarifier les choses, Moh Chérif Hannachi n’est pas la Kabylie, il ne représente que lui-même et est incapable de rassembler 15 personnes. Nous comptons organiser une marche populaire dans les prochaines semaines, où seront drainés plus de 100 000 supporters. Cette marche se tiendra contre l’actuel président de la JSK, qui a dilapidé l’argent du club à son propre profit. Il s’agit de l’argent du peuple qui a été détourné, raison pour laquelle une audit s’impose. Acheter un appartement au 15e arrondissement, un quartier chic de Paris, ne peut être une opération de basse facture, ou encore disposer de commerces en France, Espagne, de restaurants, d’hôtels, de villas en Espagne, il s’agit du bien du peuple, qui doit être restitué. Le transfert de Dabo a coûté 15 MDS. Ce dernier n’a perçu aucun centime, encore moins les 15 MDS ne sont pas rentrés dans les caisses du club. Plusieurs transferts de joueurs de la JSK, ont été douteux à l’exemple de Bezzaz, Amirouche, Saïb, Coulibaly et d’autres.
Avec notre comité de supporters, nous finirons par rétablir la vérité. On ne se laissera pas faire.

Le comité de supporters dispose d’une villa comme siège au complexe mistral à Tizi-Ouzou, loué avec l’argent d’industriels de la région. L’actuel président à tout fait, y compris par la menace, pour dissuader le propriétaire de ne pas s’engager avec nous.

Un important programme est étoffé par le comité de supporters afin de bâtir un  club à la hauteur des attentes d’une jeunesse avide et marginalisée.
D’ailleurs une lumière doit être faite sur les 37 appartements attribués à Moh Chérif Hannachi à Alger, et sur ce point, nous interpellons les élus nationaux, les pouvoirs publics à intervenir en toute urgence. “L’ère de kaïds est révolue, l’impunité ne peut durer éternellement», clame-t-il.

Khaled Zahem

sources: Dépêche de Kabylie

L’Algérie doit-elle quitter la Ligue arabe ?

Les Égyptiens s’autoproclament dépositaires de l’arabité

L’Algérie doit-elle quitter la Ligue arabe ?

Par : Merzak Tigrine

A125695.jpgu vu des dépassements inadmissibles des dirigeants égyptiens, qui s’arrogent le droit de déterminer qui est arabe et qui ne l’est pas, en affirmant que les Algériens ne le sont pas, le sujet de l’appartenance à cette “nation arabe” est plus que jamais d’actualité, d’autant plus que la plupart des Algériens se sont déclarés fiers de leur origine amazigh.

Bien que la question de l’arabité de l’Algérie soit demeurée longtemps taboue dans notre pays, cette crise déclenchée par l’Égypte pour un match ou deux de football, remet au goût du jour la question de l’appartenance à la Ligue arabe.

En effet, le moment semble venu de repenser cette instance, qui n’est en fait qu’un outil entre les mains des Égyptiens, pour imposer leur leadership aux vingt-deux pays, qui en sont membres. Si l’on excepte l’intermède, du Tunisien Chadli Klibi, qui avait assuré le secrétariat général de la Ligue arabe pendant la durée où le siège avait été transféré à Tunis, suite à ce qui avait été considéré comme la “haute trahison de l’Égypte” vis-à-vis de la cause palestinienne et de la nation arabe, à savoir les accords de paix séparés signés en 1977 à Camp-David par Anouar Es-Sadate et Menahem Begin, cette organisation régionale a toujours été entre les mains des Égyptiens.

L’Algérie, qui ne gagne rien à en être membre, est cependant la première à honorer ses engagements financiers que ce soit pour venir en aide à l’Autorité palestinienne ou de la contribution au budget de fonctionnement, alors que d’autres le font tardivement ou jamais. Il faut rappeler la levée de boucliers de la part des Égyptiens, lors du Sommet de la Ligue arabe d’Alger, lorsqu’il a été question de réformer cette instance en mars 2005.

Ils ont tout fait pour repousser l’opération aux calendes grecques, car estimant que le siège et le secrétariat général de la Ligue arabe leur revenait de droit. Avec le concours de leurs hommes de main, ils ont réussi à reporter les réformes, qu’ils évitent d’évoquer à chaque réunion. Ceci étant, la Ligue arabe n’est en fait que la concrétisation des idées de panarabisme nées des manipulations de l’officier britannique, Laurence d’Arabie, dont l’objectif n’était que de défendre les intérêts de la couronne face aux autres concurrents, notamment la France.

Géographiquement parlant, les Arabes sont le peuple qui habitait la presqu’île arabique, qui s’étend du Yémen au sud au Hidjaz au Nord. Alors que l’Égypte, qui se prétend dépositaire de l’arabité, était la terre des “Pharaons”, et des Coptes par la suite, avant l’arrivée des musulmans avec à leur tête Amr Ibn Al-Aas au septième siècle.

C’est dire qu’en termes d’origine, les Égyptiens ne peuvent en aucun prétendre être des Arabes authentiques, car ils ne sont que le résultat d’un brassage de races, au même titre que les autres peuples d’Afrique, comme notamment les Amazighs (Berbères) qui peuplaient la partie septentrionale, allant de la Cyrénaïque à l’Atlantique.

L’islam est venu arabiser les habitants de toutes ces régions. Alors comment se fait-il qu’aujourd’hui les Égyptiens viennent, toute honte bue, se proclamer leaders du monde arabe, dont ils trahissent la plus noble cause, la Palestine, en devenant les premiers à faire la paix avec l’État d’Israël avec échange d’ambassadeurs. Ils s’érigent en donneurs de leçons, après avoir été mis au ban de la société par la majeure partie des chefs d’État arabes durant plus d’une décennie. Mieux, les Égyptiens s’emmitouflent dans leur complexe de supériorité, d’“Oum Edounia” (mère du monde) pour tenter d’arracher des privilèges, comme cela a été revendiqué dernièrement par leur ancien footballeur international, Brahim Hassan. Il est arrivé au point d’exiger des couloirs spéciaux pour ses compatriotes dans les aéroports des pays arabes, pour qu’ils ne passent pas avec le reste des passagers en signe de gratitude et de remerciement pour ce que fait l’Égypte pour le monde arabe.

En fait, que fait l’Égypte pour les Arabes ? Rien, si ce n’est profiter au maximum des postes qu’occupent ses fonctionnaires au sein de cette instance, et bloquer toutes les résolutions progressistes. D’ailleurs, le premier chef d’État à avoir imposé la langue arabe et le leader de la cause palestinienne au siège des Nations unies à New York est le défunt Houari Boumediene, chose qu’aucun autre dirigeant arabe n’avait osé tenter avant lui. Les seules fois où des décisions courageuses ont été prises au sein de la Ligue arabe, c’est lors des sommets qui se sont déroulés hors de l’Égypte. Il est temps de repenser et de réformer cette Ligue arabe, qui ne profite qu’à certains au détriment des autres. Les Égyptiens n’en ont que trop profiter depuis 1945.

Sources : Liberté

DEFAITE DE L’EGYPTE OU DE LA KABYLIE ?

DEFAITE DE L’EGYPTE OU DE LA KABYLIE ?

On s’y atDEFAITE DE L’EGYPTE OU DE LA KABYLIE ? dans Politique dzvsjsk9ef57tendait : Une victoire de l’Algérie sur l’Egypte allait déborder du cadre strictement sportif pour envahir deux terrains qui lui sont étrangers : politique au plan interne, et diplomatique au plan externe.

Ainsi, la joie des jeunes Kabyles sortis dans la rue à la suite de la qualification de l’Algérie sur l’Egypte au Mondial est présentée par le journal arabophone « Echorouk » comme l’expression du rejet du MAK et de sa revendication d’une autonomie pour la Kabylie. Ce serait donc là, une défaite de la Kabylie et non celle de l’Egypte. Ce quotidien, au lieu de se précipiter sur une explication aussi simpliste aurait dû plutôt se poser la question de savoir pourquoi, depuis qu’il sponsorise la JSK pour humilier la Kabylie, les matchs de ce club sont-ils désertés par ses très nombreux supporteurs ! Mais, là n’est pas notre propos et le MAK assume la polémique qui lui est imposée.
Cette victoire footballistique qui, momentanément, joue le rôle de cache-misère et de cache-déni kabyles est célébrée en Kabylie pour des raisons qu’un journal antikabyle comme lui ne saurait comprendre. La Kabylie a exprimé spontanément son bonheur pour :

1- Saluer la rupture consommée d’avec le Moyen-Orient, source d’inspiration d’idéologies intégriste et raciste qui attentent à notre identité depuis l’indépendance de l’Algérie. C’est symboliquement un adversaire idéologique que nous venons de terrasser. Nous savons quel type d’adversaire nous avons vaincu ! Les Bouteflika, Soltani et autres « intellectuels » pétitionnaires peuvent toujours, par leurs déclarations, travestir la réalité en insistant sur le fait que c’est là une « victoire arabe », elle n’est que nord-africaine. D’ailleurs les Marocains et les Tunisiens qui l’ont très bien compris, ont majoritairement communié avec nous alors que de l’autre côté géographique, même les Palestiniens, soutenus depuis toujours par l’Algérie, se sont massivement rangés, en bons Moyen-orientaux qu’ils sont, du côté égyptien. Cette rupture est donc un moment de clarification et de décantation identitaires, salutaires.

2- Dire que cette victoire est aussi la leur, en ce sens qu’une grande partie des joueurs qui ont battu l’Egypte sont des Kabyles.

Il n’y a pas meilleure image pour illustrer la revendication d’une autonomie pour la Kabylie que tous ces jeunes kabyles qui, pour assister au Soudan au match décisif, se sont crus en devoir de se draper dans l’emblème kabyle tout en brandissant le drapeau algérien. C’est, donc au contraire, le refus de cette demande et de cette vérité qui risquerait de les faire redescendre dans la rue pour une autre rupture plus décisive et peut-être plus grave encore !

Il n’y a pas pires serviteurs de l’Algérie que tous ceux, comme Echorouk, Ennahar, El Bilad… au niveau des médias, pour faire voler en éclats ce fragile sentiment d’appartenance à un ensemble algérien dont ils nous excluent. Un journal comme « Le Buteur » pour attiser la haine au plan interne n’a rien trouvé de mieux à faire que de prendre la JSK pour l’équipe égyptienne, comme l’atteste ce pdf, joint en pièce attachée. Pour lui, l’Algérie a été opposé à la Jeunesse Sportive de Kabylie.

Il n’y a pas pires ennemis de l’Algérie comme Bouteflika, Belkhadem, Abou Djerra Soltani… qui refusent d’entendre la voix de la sagesse et de la raison de la part d’une Kabylie toute entière éprise de reconnaissance, de liberté et de démocratie.

Au plan international, nous sommes dans l’escalade entre l’Algérie et l’Egypte. Des deux côtés, des noms d’oiseau à fusent à volonté et des mesures de rétorsion politiques, économiques et culturelles sont en train de tomber en cascades.

Le MAK qui refuse l’hypocrisie ne versera pas de larmes de crocodiles sur une « fraternité arabe » qui part en jus de boudin après avoir fait le malheur du peuple kabyle. Il appelle pourtant au calme et à la modération, ne serait-ce qu’en ce qui concerne la diplomatie.

Kabylie le 20 novembre 2009

Contribution de M. Ferhat Mehenni : Loin de la folie du football.

Ferhat.

Un journaliste algérien m’a demandé, jeudi 12 novembre 2009, mon avis sur la rencontre Egypte-Algérie qui allait avoir lieu deux jours plus tard au Caire. Même s’il n’a pas été publié, probablement à cause des incidents ayant émaillé déjà l’arrivée des joueurs algériens dans cette capitale du Proche-Orient, je tiens à le rendre public.

« Conjoncturellement, et un peu partout à travers le monde, le football dispute à la religion le titre d’opium du peuple. Investir autant de passion dans une rencontre qui va opposer l’Algérie à l’Egypte pour une qualification au Mondial me parait dangereux. Pour au moins deux raisons. La première est qu’une défaite lourde, techniquement possible, aurait des conséquences graves sur le moral des supporters auxquels elle donnerait l’impression de ne rien valoir et de ne rien pouvoir. La deuxième est cette propension à transposer une confrontation sportive sur le plan politique. Il s’ensuit une haine entre pays, entre Etats et entre peuples que la diplomatie la plus subtile aurait du mal à réduire. Que l’Algérie accède ou non Mondial ne changerait rien au sort de ceux dont le seul projet est de fuir le pays. Bien au contraire ! Pour la Kabylie, cela ne diminuerait ni le nombre de militaires sur son sol ni l’insécurité. Pire ! Cela renforcerait l’étau autour d’elle autant par le terrorisme islamiste que par le pouvoir qui la martyrise. »

D’ailleurs au lendemain de ce match, dimanche au matin, la marine algérienne a intercepté sur les côtes oranaises un zodiac avec, à son bord, 13 jeunes algériens âgés de 21 à 30 ans, tentant d’atteindre les rives espagnoles pour un rêve inaccessible chez eux.

Avec ce qui vient d’arriver, nous sommes dans la même folle logique des passions qui se déchainent. Durant les quatre jours qui nous ont séparés du match de barrage qui va départager les deux équipes et savoir laquelle va aller en Afrique du Sud, nous avons assisté à une escalade médiatique sans précédent, poussant de part et d’autre à la confrontation physique entre supporters, faute d’une confrontation militaire entre Etats. Heureusement que notre adversaire sportif du jour n’était pas le Maroc, autrement cela aurait été à coups de blindés qu’on se serait rués sur eux.

Toutefois, notons que la résurgence du sentiment national algérien chez nos jeunes n’est l’émergence que du refus de l’injustice subis par des joueurs qu’ils admirent et non la preuve d’une existence d’une nation. La Kabylie en 2001 n’avait pas suscité, chez tous ces fanatisés du football qui veulent bouffer du Pharaon, autant d’indignation, de pitié ou de révolte.

J’appelle la Kabylie à rester en dehors de cette frénésie algérianiste au bout de laquelle son propre assassinat est programmé.
Pour le reste, le meilleur vaincra !

Ferhat Mehenni

Le 17 novembre 2009

Sources.

Démonstration de force des premiers supporters algériens à Khartoum : un hôtel de supporters égyptiens visité

Démonstration de force des premiers supporters algériens à Khartoum : un hôtel de supporters égyptiens visité

20090406busvideo.jpg« Les Egyptiens sont terrorisés, ici à Khartoum. Mais nous avons décidé de ne rien faire qui pourrait gêner l’équipe nationale. A la fin du match, on verra. Si on doit tuer tous les Egyptiens, on le fera».

Lundi soir, à Khartoum, Badroo, le célèbre supporter de l’ES Setif et des Verts, joint au téléphone par TSA était confiant. Les supporters algériens ont déjà pris le contrôle de la ville face à des Egyptiens terrorisés. En plus des vols d’Air Algérie en provenance d’Alger, quatre autres avions ont atterri, lundi soir, en provenance du Caire : deux d’Air Algérie, un de la compagnie éthiopienne et un autre d’une compagnie soudanaise.

Lundi soir, les supporters algériens ont effectué une première démonstration de force : ils ont rendu visite à un hôtel qui héberge des supporters égyptiens. « Nous leur avons montré seulement qu’on était là, présents. Ils sont terrorisés. Nous avons rebroussé chemin sans rien faire », affirme Badroo.
En Algérie, des dizaines milliers de personnes manifestent depuis dimanche en soutien aux Verts sauvagement agressés jeudi dernier au Caire par des supporteurs égyptiens. Trois joueurs algériens, Haliche, Lemouchia et Saifi ont été blessés. Les autres terrorisés et choqués de l’accueil des Egyptiens, selon les témoignages de Lemouchia et Saifi dans la presse française.

« Des femmes ont été violées et des Algériens tués en Egypte. Il faut se venger », affirme un supporteur rencontré devant l’agence Egypte Air située place Audin au centre d’Alger. Cette agence a été complètement détruite lundi par les manifestants qui scandent des slogans de guerre. « Djeich, chaâb, maâk ya Saâdane » où encore « Maâyak ya Saâdane fi soudane moudjahidin », crient haut et fort des jeunes, torses nus.

Des milliers de jeunes sillonnent le centre-ville d’Alger depuis dimanche pour exprimer leur colère après l’agression des joueurs et des supporters algériens, avant et après le match, Egypte-Algérie au Caire. « On ira au Soudan pour tabasser les Egyptiens. C’est la guerre. Ils l’ont voulu, ils vont l’avoir », ajoute un autre supporteur.

Le match Algérie-Egypte à Khartoun s’annonce à très hauts risques. Le premier contact lundi entre les supporteurs des deux équipes a failli dégénérer en affrontements. La police soudanaise a été obligée d’intervenir à plusieurs reprises pour séparer les deux camps.

Cette tension ira crescendo à partir de mardi avec l’arrivée massive des supporteurs algériens et égyptiens dans la capitale soudanaise. Les ultras des deux pays vont se rencontrer pendant deux jours avant la rencontre dans un pays dépourvu d’infrastructures d’hébergement pour accueillir des dizaines de milliers de personnes.

sources: TSA

Marche du MAK – 20 avril 2009

http://www.dailymotion.com/video/x92qmn

Conférence Ferhat Mehanni – Allemagne

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